Food entrepreneur et travail, entre passion et défis du quotidien

Être entrepreneur en restauration n’est pas un long fleuve tranquille, comme le montre une étude menée par l’Obsoco avec Service Compris. Pourtant ceux qui se sont lancés le referaient.
Café-restaurant avec du monde autour de la table
@123 FR Skozewiak

Tout est exacerbé chez les entrepreneurs de la food, le meilleur comme le pire. 78 % souffrent de stress, 62 % d’anxiété, c’est bien plus que la moyenne nationale des actifs (respectivement de 27 et de 21 points) ; ils ont même envisagé d’arrêter leur activité au cours des 12 derniers mois, par fatigue ou manque de rentabilité. Et pourtant, si c’était à refaire, 81 % des restaurateurs seraient partants.

Un rapport au travail différent

Et pour cause. Par rapport au reste de la population active, ils entretiennent un rapport différent au travail ; 66 % l’associent à l’épanouissement personnel (+21 points vs la moyenne nationale), 48 % à la passion (+30 points) et 41 % au plaisir (+24 points). Issus d’une reconversion professionnelle à 73 %, ils se sont lancés dans l’aventure avant tout pour être indépendants, pour s’épanouir dans leur activité (58 %), créer un lieu en phase avec leurs valeurs (55 %)… Bien plus que pour gagner leur vie correctement (20 %).

Entre agilité et difficultés au quotidien

Les néo-restaurateurs (ceux qui ont ouvert leur établissement depuis 2022) bousculent les codes traditionnels avec des modèles plus agiles et plus hybrides que les autres : ils sont 71 % à avoir déjà diversifié leurs sources de revenus (vs 59 % chez les installés) et 78 % à proposer de la vente à emporter et 29 % de la livraison (vs 19 %). Parmi les difficultés rencontrées au quotidien, les restaurateurs interrogés placent la charge administrative en tête de liste (79 %), devant le coût des matières premières (68 %) et la difficulté à recruter (64 %). En effet, si un sur deux a recours à de la main-d’œuvre temporaire (extras, CDD, intérim) pour accompagner les variations d’activité, près de 42 % rencontrent des difficultés à le faire, dont 24 % des difficultés importantes. Pour trouver les collaborateurs dont ils ont besoin, ils utilisent principalement le bouche-à-oreille (74 %), d’anciens employés (20 %), ou alors passent par des plateformes de mise en relation (26 %), et en dernier lieu des sociétés d’intérim classiques.

PARTAGER L'ARTICLE :

Entre contexte géopolitique chaotique et crise climatique, comment assurer un approvisionnement durable, avec les coûts les plus stables et la disponibilité la plus forte ? Avec quelle visibilité ? Quelles filières potentielles ?

358  HT

Restez informé

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter Rézooh !

Learn how we helped 100 top brands gain success