La France conserve des atouts solides en matière de compétitivité.
C’est, en substance, ce que confirme la dernière enquête Rexecode-SKEMA Business School, menée par Kantar Institut auprès de près de 500 responsables achats dans six pays européens (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Royaume-Uni). Sur les critères dits « hors-prix », c’est-à-dire la qualité, le design, l’innovation, les services associés, la notoriété, les délais, la variété des fournisseurs, les exportations françaises tiennent la comparaison face aux dix grandes zones exportatrices mondiales. En agroalimentaire, la France décroche même la deuxième place du podium. C’est pas mal, sauf que ça ne suffit plus.
Car à côté de cette réputation bien établie, le prix reste un handicap. Résultat, la France chute en termes de rapport qualité-prix : en 2026, elle n’apparaît plus dans la première moitié du classement sur aucun des quatre secteurs étudiés. En agroalimentaire, elle tombe même à la sixième place au classement. Reconnue pour sa qualité, mais jugée trop chère pour ce qu’elle propose.
Ce n’est pas qu’une question de perception.
Les statistiques du commerce international le prouvent : la part de la France dans les exportations agroalimentaires de l’Union européenne a été divisée par deux en trente ans.

