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	<title>Rézooh</title>
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	<title>Rézooh</title>
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	<item>
		<title>Bel, La Brigade, Rivareno, Bertrand Franchise, KFC, GHR-UMIH, SIAL, que retenir de l&#8217;actu en ce 25 septembre&#8239;?</title>
		<link>https://rezooh.net/actualites-restauration-innovations-nominations-ensignes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 14:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<category><![CDATA[Les modèles économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[Nominations chez Bel et KFC, innos au SIAL ou chez BK, rapprochement GHR-UMIH, déploiement de La Brigade ou de Rivareno, le meilleur de l'actu du 25 septembre 2026]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><span style="color: #008000;"><strong>La filière</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong>Les grossistes reprennent du tonus</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<p>[Distribution] Au 2ème trimestre, ça ne va pas trop mal pour les grossistes, selon le dernier baromètre de la CGF. Au global tous secteurs, la <strong>croissance de leur chiffre d’affaires</strong> s’élève à 2,5&#8239;%, contre 1&#8239;% au T1… soit, en glissement annuel, une <strong>progression de 1,6&#8239;%</strong>. Et le secteur des <strong>produits agricoles et alimentaires s’en sort encore mieux</strong>, avec une croissance soutenue de 3,7&#8239;%. D’ailleurs, 36&#8239;% des professionnels de ce secteur envisagent une activité à la hausse contre 19&#8239;% pour les grossistes en général.</p>
<p>Tous secteurs confondus, ⅓ des grossistes constatent <strong>des défauts de paiement</strong>, ⅔ des augmentations de leurs <strong>coûts logistiques</strong>.</p>
<p>&#8239;</p>
</div>
<p><strong><span style="color: #008000;">Julien Dhennin prend la direction commerciale OOH France de Bel</span></strong></p>
<p>*</p>
<p>Après 24 ans passés chez Pepsi, Julien Dhennin rejoint le groupe Bel comme <strong>directeur commercial Out of Home</strong>. A ce titre, il sera notamment chargé de consolider les <strong>positions</strong> de Bel en <strong>restauration collective</strong>, et d’accélèrer le <strong>déploiement des marques et de la stratégie Heath Snacking</strong> du Groupe <strong>en restauration commerciale</strong>. Le diplômé de Skema Business School reportera à la directrice générale France, Anne-Sophie Carrier.</p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong><span style="color: #008000;">Le SIAL, un creuset des tendances et des innos</span></strong></p>
<p>Avec 8000 exposants rassemblés du <strong>17 au 21 octobre à Paris-Nord Villepinte</strong>, le SIAL met en avant l’<strong>innovation</strong> -il va même en faire goûter une centaine sur son nouvel espace Sial Taste. Dans&#8239; son palmarès 2026, on retrouve toutes les tendances analysées par les organisateurs du salon avec Protéines XTC. Du <strong>plaisir</strong> plus vibrant comme dans ce gin au jambu (AMZ Tropical) &#8239;; une santé musclée, via cette boisson <strong>tepache fermentée</strong> de Labo Dumoulin ou la<strong> protéine de fingers</strong> blé-épinard-spiruline Cocoriton, une santé préservée via des <strong>chips cuites à l’eau</strong> (Nükt) ou l’<strong>équipement qui permet de les produire</strong> (Zeen Tech), ou&#8239;via la <strong>liste d&rsquo;ingrédients courte d&rsquo;un steak végétal</strong> Rival Food. Les formats changent et surprennent &#8211;<strong>nouilles de surimi</strong> Vici, préparation de <strong>nouilles de soba froides</strong> Ourhome, <strong>chips de charcuterie</strong> Bejerky Snacks, ou <strong>chips de crêpes sucrées</strong> Altho Brets, <strong>sauce soja en flocons cristallisés</strong> aux sels de mer Chef Seasons-&#8239;; jouent la praticité (<strong>matcha latte en capsules</strong> compatibles Nespresso Green matcha, <strong>snack végétal fermenté</strong> Semix, <strong>gnocchis à poêler ambiants</strong> Mousline).La préoccupation environnementale gagne du terrain&#8239;; elle tire parti de coproduits de fabrication (<strong>farine de pépins de framboise</strong> Oleje Milo) ou revisite l’emballage, comme avec cette <strong>coque en argile pour le fromage</strong> L’Antica Cascina. Ils mettent en avant les <strong>bouchées</strong>, tour à tour croustillantes sur un cœur d’<strong>aligot</strong> (Jeune Montagne), couleur <strong>ube pour du chèvre à la noix de coco</strong> (die Käsemacher).</p>
<p>&#8239;</p>
<div>
<p><strong><span style="color: #013254;">La restauration commerciale</span></strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong>UMIH et GHR IdF font front commun</strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p>Elles ont les <strong>mêmes objectifs</strong> -défense du fait maison, des métiers de l’hospitalité, compétitivité des entreprises- la <strong>même ambition</strong>, faire de Paris une destination gastronomique mondiale… A partir de janvier 2027, très logiquement, les <strong>deux organisations professionnelles se rapprochent</strong>&#8239;; avec ses 60000 salariés, c’est le GHR IdF, rebaptisé CHR d’Ile de France, qui rejoint les rangs de l’UMIH.</p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong>La Brigade franchit le cap des 20 points de vente</strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p>La <strong>viande a encore de beaux jours devant elle</strong>, et ce n’est pas la Brigade qui dira le contraire. Avec son bœuf haché français, sa bavette de race Angus, son canard de la maison Rougié, bref, ses <strong>viandes de qualité cuites minute</strong>, servies à prix accessible en fines tranches avec frites maison, l’enseigne inaugure son <strong>20ème point de vente</strong> (11 en propre, 9 en franchise) à Vélizy. Et projette <strong>5 autres ouvertures</strong>, Strasbourg en décembre 2026, Villeneuve-d’Ascq en février 2027, Aix-en-Provence en avril, Nice en juin et Lyon Écully en septembre. L’enseigne de Tristan Clémençon et Edouard Katz vise ainsi 28 M€ de chiffre d’affaires sous enseigne en 2026.</p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong>Burger King ajoute la corde des desserts à son arc</strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p>L&rsquo;enseigne est connue pour ses burgers. En cette rentrée, elle veut devenir aussi une <strong>destination pour les desserts</strong>. Après les <strong>glaces</strong> King Fusion et Extra King Fusion (16,8&#8239;% des taux de prise), les baby-<strong>churros</strong> (12,9&#8239;% de taux de prise), elle frappe fort avec le<strong> Ice N roll… Une soucoupe faite d’un bun brioché scellé servie chaude, avec à l’intérieur de la glace et du nutella</strong>. Avec cette proposition de 3,90 € pour le moins <strong>innovante</strong>, qui a nécessité un an de recherche, l’enseigne souhaite doper ses <strong>ventes l’après-midi</strong>… Un créneau qui représente<strong> 19&#8239;% des visites</strong> dans la restauration.</p>
<p>&#8239;</p>
<p><span style="color: #013254;"><strong>Bertrand Franchise sort son premier rapport RSE</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<p>Avec 11 marques, 1200 points de vente en Franchise, 3 milliards d’euros de vente sous enseigne, Bertrand Franchise a forcément une responsabilité. Et il entend bien l’assumer comme l’explique son dg Christophe Gaschin. Ça passe par&#8239;:</p>
<ul>
<li>de l’<strong>achat français</strong>&#8239;: 500 M€, soit 80&#8239;% de l’enveloppe, et un engagement auprès de C’est qui le Patron pour le lait ou le nectar de pomme.</li>
<li>Une <strong>réduction de l’empreinte carbone</strong> d’ici à 2030 de 50&#8239;% vs 2019 chez Burger King, de 25&#8239;% s vs 2023 pour les autres marques. Comment&#8239;? Grâce au développement d’une <strong>offre végétarienne</strong> et une accélération de la <strong>diversification protéique</strong>… caractérisée également par la création de l&rsquo;enseigne Chik’Chill.</li>
<li>Le respect de la <strong>saisonnalité</strong></li>
<li>Et toute une série de chantiers<em> «&#8239;sur lesquels nous accompagnons les franchisés&#8239;»</em>, souligne Murielle Reyss, directrice RSE Bertrand Franchise, la <strong>mobilité, la dépense énergétique, la réduction du gaspillage alimentaire</strong> de 30&#8239;% à l’horizon 2030, ou la <strong>circularité</strong>. Sur Au Bureau, une plateforme a ainsi été mise en œuvre pour que les franchisés puissent revendre leur matériel… Reconditionné et remis à la vente dans le réseau de l&rsquo;enseigne ensuite.</li>
<li>Les <strong>hommes</strong>, avec de la formation, de la promotion interne, mais aussi tout ce qui permet le bien-vivre ensemble (lutte contre les discriminations).<br />
L’outil pour faire avancer les choses&#8239;? La <strong>Fresque de la restauration</strong>, mais personnalisé pour le groupe <em>«&#8239;pour une meilleure appropriation des équipes et des franchisés&#8239;»</em> souligne Muriel Reyss. Un outil qui permet de <strong>simplifier un sujet technique</strong>, et mise sur une <strong>approche positive, avec des solutions à la clé</strong>, ajoute Anne-Sophie Batani, sa fondatrice. A terme, tous les salariés du siège et tous les franchisés seront formés.</li>
<li></li>
</ul>
<p><span style="color: #013254;"><strong>Le glacier italien Rivareno va se déployer en franchise en France</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<p>Avec son <strong>gelato</strong> frais, préparé chaque jour sur place, sa centaine de parfums sans arômes artificiels, colorants ni conservateurs, ses sorbets à 65&#8239;% constitués de vrais fruits, la maison originaire de Bologne poursuit son développement. Présente en Italie, mais aussi à Sidney, Miami et New York, elle a fait ses <strong>premiers pas en France en avril,</strong> avec une succursale ouverte rue de la Huchette dans le 5ème arrondissement de Paris. Elle annonce vouloir <strong>se déployer désormais en franchise.</strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong><span style="color: #013254;">Lucas Gilliard succède à Isabelle Herman à la tête de KFC France</span></strong></p>
<p>&#8239;</p>
<p>Ça bouge à la tête de KFC&#8239;! Son actuel directeur général de la zone Europe de l’Ouest, <strong>Lucas Gilliard</strong>, va en prendre la <strong>direction générale France.</strong> De son côté, promue<strong> brand &amp; strategy officer de KFC Europe</strong>, <strong>Isabelle Herman</strong> pilotera la stratégie et le positionnement de KFC sur le vieux continent, avec un périmètre qui couvre l’innovation, le digital et le design notamment.</p>
<p>&#8239;</p>
<p><span style="color: #00ccff;"><strong>Le chiffre</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<p><strong><span style="color: #00ccff;">33&#8239;%</span></strong> des dépenses alimentaires de ménages relèvent du food service désormais, contre 16&#8239;% en 1960 (Xerfi)</p>
<p>&#8239;</p>
<p><span style="color: #800080;"><strong>Le bref du bref</strong></span></p>
<p>&#8239;</p>
<ul>
<li>2ème édition du <strong>French Tacos Day</strong> le 30 septembre, avec un taco à partir de nugget de poulet à 3 €, proposé dans 70&#8239;% du réseau.</li>
<li>Le 16 juin 2027, c’est le grand retour de <strong>Restau’Co</strong> à la Porte de Versailles à Paris.</li>
<li>En restauration, la <strong>fiche technique,</strong> c’est un véritable outil de pilotage de sa carte et de ses marges, c’est pour ça que<strong> Metro France</strong> sort son livre blanc sur le sujet.</li>
<li>Après la médaille d’or l’an dernier, <strong>Comate</strong>c, le spécialiste de l’emballage pour la restauration, décroche la médaille Platinum Ecovadis pour sa politique RSE.</li>
</ul>
<p>&#8239;</p>
<p>&#8239;</p>
<p>&#8239;</p>
<p>&#8239;</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Appros à risque et sécurisation des achats &#8211; Quel constat&#8239;? Quelles solutions opérationnelles&#8239;? &#8211; Condensé de la rencontre Rézooh du 17 septembre</title>
		<link>https://rezooh.net/appros-securisation-des-achats-solutions-operationnelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 17:31:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[Face aux chocs climatiques et géopolitiques, la chaîne de valeur de la RHD doit se réinventer. Son modèle doit être repensé. Comment&#8239;? Avec quels leviers&#8239;? Quelles solutions opérationnelles&#8239;? Découvrez les réponses apportées lors de la rencontre Rézooh du 17 septembre]]></description>
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			</item>
		<item>
		<title>Innos, ouvertures, nominations, prix&#8239;: que retenir de l&#8217;actu restauration en ce 11 septembre&#8239;?</title>
		<link>https://rezooh.net/actu-restauration-nominations-ouvertures-innovations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 11:21:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2913</guid>

					<description><![CDATA[Des nominations chez INAPORC et Burger King, des ouvertures chez Au Fût ou The Salad Project, de nouveaux concepts chez Elior et un petit retentissement pour la vaisselle silencieuse Quiet, l'essentiel de l'actu restauration au 11 septembre…]]></description>
			<style id="elementor-post-2913">.elementor-2913 .elementor-element.elementor-element-4323bbbd{--display:flex;}.elementor-widget-text-editor{font-family:var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );font-weight:var( --e-global-typography-text-font-weight );text-transform:var( --e-global-typography-text-text-transform );font-style:var( --e-global-typography-text-font-style );text-decoration:var( --e-global-typography-text-text-decoration );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );color:var( --e-global-color-text );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:var( --e-global-color-primary );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap, .elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-default .elementor-drop-cap{color:var( --e-global-color-primary );border-color:var( --e-global-color-primary );}@media(max-width:1024px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}@media(max-width:767px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}</style>							<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2913" class="elementor elementor-2913" data-elementor-post-type="post">
				<div class="elementor-element elementor-element-4323bbbd e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="4323bbbd" data-element_type="container" data-e-type="container">
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									<p><span style="color: #008000;"><strong>La filière</strong></span></p><p><span style="color: #008000;"><strong>&#8239;</strong></span></p><p><span style="color: #008000;"><strong>Philippe Bizien, réélu à à la présidence d’INAPORC</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Interprofession] Éleveur finistérien, président de la coopérative Evel&rsquo;up et de la section porcine de La Coopération Agricole, <strong>Philippe Bizien</strong> vient d’être réélu à la présidence d’INAPORC pour 3 ans. Sa mission&#8239;? Maintenir la <strong>cohésion</strong> de la filière et poursuivre la <strong>construction d’une stratégie collective</strong>, avec une priorité, l’<strong>adaptation climatique</strong>… Ce qui signifie <em>«&#8239;donner aux éleveurs et à tous les maillons les moyens d’anticiper les chocs, de préserver les animaux et de continuer à produire durablement en France&#8239;»</em>, déclare -t-il.</span></p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #008000;"><strong>Les meilleures collab marques-distributeurs mises en lumière par les FEEF d’Or</strong></span></p><p><span style="font-weight: 400;"><br /></span><span style="font-weight: 400;">[Récompenses] Le contenu d’une remise des prix est souvent <strong>révélatrice des tendances</strong> du moment. Celle des FEEF d’Or qui célèbre les partenariats marque-distributeur pertinents et pérennes n’a pas dérogé à la règle. Sur les 9<strong> couples alimentaires</strong> (sur 12 prix), elle porte haut l’<strong>économie de la ressource et la lutte contre le gaspillage alimentaire</strong>, via la transformation de carottes moches en carottes râpées (Champs de légumes-Coopérative U), la valorisation de longe de porc de montagne (LC Salaisons-Casino) ou d’invendus ultrafrais (Foodiz-Nous Anti-Gaspi). Elle dévoile ceux qui <strong>accompagnent l’amont agricole</strong> et lui garantissent une juste rémunération (Beyond Green-Intermarché) et récompense le chocolat sans chocolat (Abtey-Carrefour) </span><span style="font-weight: 400;"><br /></span><span style="font-weight: 400;">Elle se concentre sur la <strong>relocalisation de production de farine</strong> (Moulin Degrange-Lidl), <strong>le relancement d’une filière de blé noir</strong> (Bernard Jarnoux Crêpier-Auchan) ou la <strong>structuration d’une filière de&#8239; blé dur pour la RHD</strong>, portée par Pastacorp-Sodexo-Coop Bio d’Ile de France. Toujours en RHD, elle décerne un prix aux cafés Sati-Pomona EpiSaveurs, pour la <strong>covalidation du prix d&rsquo;achat</strong> <strong>de la matière première</strong>.</span></p><p>&#8239;</p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #013254;"><strong>La restauration commerciale</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #013254;"><strong>Pierre Cailleau, nouveau directeur marketing de Burger King&#8239;</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Nomination] Après dix ans passés chez KFC, Pierre Cailleau, 37 ans, a rejoint Burger King au poste de directeur marketing. Sa mission est claire : piloter <strong>la stratégie de cette marque</strong> <em>«&#8239;emblématique avec son ton unique, son humour et sa capacité à surprendre&#8239;»</em>, explique-t-il, et <strong>accompagner la poursuite de son développement en France</strong>.</span></p><p>&#8239;</p><p><strong><span style="color: #013254;">The Salad Project se dote d’une première adresse en France</span></strong></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Réseau] Florian de Chezelles et James Dare ont une sacrée <strong>ambition</strong>. Ils veulent faire de l’enseigne qu’ils ont créée et développée au Royaume-Uni (15 points de vente) «&#8239;<em>&#8239;le meilleur salad bar au monde&#8239;»</em>, rien de moins&#8239;! Comment&#8239;? En appliquant «&#8239;<em> les codes de l’hospitalité, du produit et du service à la restauration rapide&#8239;»</em>. Une mission dont pourront désormais attester les consommateurs français, <strong>rue de Réaumur à Paris sur 200 m2</strong>. Ils y retrouveront les <strong>salades</strong> <strong>personnalisables</strong>, <strong>préparées sur place</strong> par chaque point de vente et assemblées minute à la commande dont le GOAT signature, mix de patates douces rôties, de fromage de chèvre, de noix caramélisées et de poulet mariné au miel et soja…</span></p><p>&#8239;</p><p><strong><span style="color: #013254;">L’enseigne de bars en libre service Au Fût poursuit son développement</span></strong></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Franchise] C’est à Vienne, aujourd’hui 11 septembre, qu’Au Fût <strong>ouvre les portes de son 27ème point de vente</strong>, un «&#8239;lieu de vie différent »&#8239;de 250 m2 avec terrasse, sous la houlette du <strong>franchisé Aurélien Vert</strong>. Le réseau national de <strong>bars à bière avec service autonome</strong> table sur de nouvelles implantations d’ici à la fin de l’année.&#8239;</span></p><p>&#8239;</p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #e16a26;"><strong>La restauration collective</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #e16a26;"><strong>Avec une levée de fonds de 1,4 M€, la vaisselle silencieuse Quiet accélère la cadence</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Vaisselle] 7 ans de recherche et développement pour élaborer une <strong>vaisselle bimatériau</strong> -verre trempé + revêtement silicone-, pour <strong>réduire drastiquement (35&#8239;%) le niveau sonore</strong> dans les cantines. Antidérapante, légère mais solide, <strong>utilisée dans plus de 200 établissements</strong>, sa <strong>production va augmenter</strong> grâce à une levée de fonds. Avec les<strong> 1,4 M€ récoltés</strong> auprès de Demea Sustainable, l’entreprise créée par Pierre Busquet, Sébastien Chauvin et Sophie Moritel devrait pouvoir fabriquer jusqu’à <strong>650 000 pièces en 2027</strong>.</span></p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #e16a26;"><strong>Chouette&#8239;! et Street Kitchen, à chaque segment son concept Elior</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;">[Cible]. La société de restauration collective lance coup sur coup 2 nouveaux concepts pour deux segments spécifiques. D’abord Chouette !, une <strong>restauration co-construite avec et pour les personnes en situation de handicap</strong>. Elle repose sur 4 piliers, le <strong>réconfort</strong> de recettes familières, le <strong>ludisme</strong> de la présentation, le <strong>plaisir</strong> de la dégustation et le <strong>sur-mesure</strong> avec la prise en compte des besoins spécifiques des uns et des autres. Des ateliers participatifs complètent l’offre. Pour le <strong>segment entreprise</strong>, Elior a imaginé Street Kitchen, un concept <em>«&#8239;immersif&#8239;»</em> à mi-chemin entre «&#8239;<em>le</em> <strong>foodcourt</strong> <em>-8 univers culinaires tournent régulièrement- et le</em> <strong>showcooking </strong>&#8239;». En effet, les préparations se font en direct, la cuisson minute et le dressage à la commande&#8230; Avec en prime des animations régulières.&#8239;</span></p><p>&#8239;</p><p>&#8239;</p><p><span style="color: #00ccff;"><strong>Le chiffre de la semaine</strong></span></p><p>&#8239;</p><p><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #00ccff;"><strong>48&#8239;%</strong>,</span>&#8239; le nombre de consommateurs qui déclarent aller moins souvent dans les restaurants à table, selon l’étude de Revenue Management Solutions publiée en septembre.</span></p><p>&#8239;</p><p>&#8239;</p><p><strong><span style="color: #800080;">Le bref du bref</span></strong></p><ul><li><span style="font-weight: 400;">Moïse Sfez ouvre une nouvelle enseigne, <strong>Homer Café</strong>, au rez-de-chaussée des Galeries Lafayette, à Paris.</span></li><li><span style="font-weight: 400;"><strong>Dubble</strong>, 41 restaurants, va déployer 5 nouveaux points de vente en franchise cette année.</span></li><li><span style="font-weight: 400;"><strong>Bruno Verjus</strong> ferme Table, son restaurant classé parmi les meilleurs au monde.</span></li></ul>								</div>
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		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Table-ronde&#8239;: Comment recréer le lien de confiance dans la restauration collective scolaire -1ère partie</title>
		<link>https://rezooh.net/restauration-collective-defiance-transparence-approvisionnements9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les modèles économiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2884</guid>

					<description><![CDATA[C’est de la défiance qui s’est installée entre les opérateurs de la restauration scolaire et leurs donneurs d’ordres et les parents de leurs convives. Avec un point d’orgue, l’avant-élections municipales, période pendant laquelle le sujet permettait aux oppositions de s’opposer. La situation va-t-elle se pacifier spontanément&#8239;? Sinon, quels leviers les opérateurs peuvent-ils utiliser pour inverser la vapeur&#8239;? Jean-Jacques Hazan, chargé de mission d’Agores, Frédérique Lehoux, directrice générale du Geco Food Service, Michel Marais, directeur commercial de Cercle Vert, Antoine Massenet, président de Quadrature Restauration et Guy Barboteu Restauration, et Aleksandra Nicolle, déléguée générale du SNRC sont venus éclairer la situation à l’occasion d’une table-ronde organisée par Annie Pinquier, directrice de la BU Agriate Conseil au sein d’EPSA et Sabine Durand, journaliste et cofondatrice de Rézooh. Les échanges étaient si nourris et les propos si riches que nous les avons décomposé en deux volets. Le premier analyse les rapports entre partenaires et le besoin de transparence...]]></description>
			<style id="elementor-post-2884">.elementor-2884 .elementor-element.elementor-element-3a4dfbc4{--display:flex;}.elementor-widget-text-editor{font-family:var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );font-weight:var( --e-global-typography-text-font-weight );text-transform:var( --e-global-typography-text-text-transform );font-style:var( --e-global-typography-text-font-style );text-decoration:var( --e-global-typography-text-text-decoration );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );color:var( --e-global-color-text );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:var( --e-global-color-primary );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap, .elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-default .elementor-drop-cap{color:var( --e-global-color-primary );border-color:var( --e-global-color-primary );}@media(max-width:1024px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}@media(max-width:767px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}</style>							<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2884" class="elementor elementor-2884" data-elementor-post-type="post">
				<div class="elementor-element elementor-element-3a4dfbc4 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="3a4dfbc4" data-element_type="container" data-e-type="container">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-2e3e7e90 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="2e3e7e90" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p><strong>Sabine Durand</strong>&#8239; Nous avons déjà échangé tous ensemble. Nous avions évoqué alors un manque d’information, de formation et de flexibilité dans le cadre des relations avec les donneurs d’ordre. Comment peut-on répondre à ces écueils&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>Frédérique Lehoux</strong>&#8239; Aujourd’hui, nous sommes dans un climat de défiance. Des informations sont déformées, amplifiées et c’est compliqué de savoir comment ramener de l’exactitude.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Aleksandra Nicolle</strong>&#8239; Pendant la campagne des Européennes, certains représentants de partis politiques ont pris comme cible la restauration scolaire, expliqué que le poulet qu’elle servait n’était pas d&rsquo;origine France, ni même d’Europe. Bien sûr, avec la guerre en Ukraine, des achats massifs ont été faits pour aider les Ukrainiens, mais il y a eu beaucoup d&rsquo;amalgames sur ces sujets. En début d&rsquo;année, un représentant de la grande distribution a amplifié la rumeur en disant des âneries absolues sur les approvisionnements en restauration collective. Or, depuis plusieurs années, nous faisons une enquête “approvisionnement”. Certes, c&rsquo;est une enquête interne, mais elle est assez précise. Tous nos chiffres se recoupent et sont corroborés par les interprofessions ou par des entités comme FranceAgriMer. La viande chez nous est à 73&#8239;% française. Le poulet, qu’il soit frais, congelé, transformé, préparé est à 72&#8239;% français. Seuls 0,3&#8239;% de l’approvisionnement en viande sont hors UE, dont l’Ukraine. Le seul sujet sur lequel nous pouvons nous questionner -mais nous sommes dans une relation de confiance avec nos fournisseurs-, c&rsquo;est sur le préparé, qui ne représente qu’un quart de tous les plats.</p><figure id="attachment_2894" aria-describedby="caption-attachment-2894" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-2894" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle-300x300.jpg" alt="Aleksandra Nicolle" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle-300x300.jpg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle-150x150.jpg 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle-600x598.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle-100x100.jpg 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Aleksandra-Nicolle.jpg 726w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2894" class="wp-caption-text">Aleksandra Nicolle</figcaption></figure><p>Penser que la restauration collective n’achète que du préparé relève du fantasme&#8239;: nous travaillons principalement avec du produit brut, d’abord parce que c’est notre job de cuisiner. Ensuite parce que, vu les prix que nous pratiquons, nous n’avons pas les moyens de faire autrement. Nous avons donc sorti une campagne sur notre approvisionnement en viande dont nous sommes très fiers. Et personnellement, j’ai été très agréablement surprise par l&rsquo;accueil positif et les soutiens que nous avons eu, de Loué, d’Interbev… Qui a rappelé qu’en l’espace de 7 ans, la restauration collective a augmenté de 20 points son pourcentage d&rsquo;approvisionnement français.<br />Je trouve toujours dommage que des acteurs de la grande chaîne de l&rsquo;alimentation se bagarrent entre eux parce qu’in fine, tout le monde est perdant.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Frédérique Lehoux </strong>&#8239;Mais ce mouvement-là a été lancé même avant les Européennes. Certains acteurs de la grande distribution s’opposaient au fait que les grossistes-distributeurs aient été sortis du périmètre d&rsquo;application de la loi Egalim sur la sanctuarisation de la matière première agricole.</p><figure id="attachment_2906" aria-describedby="caption-attachment-2906" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2906" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Frederique-Lehoux-300x287.jpg" alt="Frédérique Lehoux" width="300" height="287" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Frederique-Lehoux-300x287.jpg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Frederique-Lehoux-600x574.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Frederique-Lehoux.jpg 726w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2906" class="wp-caption-text">Frédérique Lehoux</figcaption></figure><p>Encore heureux qu’ils l’aient été, parce qu’ils sont trans-sectoriels. S’attaquer à notre secteur, c’est devenu une technique de diversion de la grande distribution. C&rsquo;est beaucoup plus compliqué de rétablir la vérité par rapport à quelqu&rsquo;un qui a cette surface de contact auprès des consommateurs.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Antoine Massenet</strong>&#8239; On a beau se défendre, les parents sont persuadés qu’on sert du poulet ukrainien. Et avant les élections municipales, toutes les oppositions étaient dans les commissions restauration et on assistait au combat de boxe avec l’équipe municipale en place. La communication du SNRC a montré ce qu’on faisait bien, mais il faut arrêter de se tirer dans les pattes.</p><p><strong>F.L.</strong> Les syndicats agricoles aimeraient beaucoup implanter de nouveaux poulaillers en France, mais ils ne peuvent pas le faire, parce que la population ne le veut pas. Donc on manque de poulet français pour répondre à la demande sur notre territoire. C&rsquo;est la schizophrénie totale. On n’est plus dans la pédagogie mais dans cette alimentation de la défiance.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong>&#8239; Il y a une raréfaction des produits, notamment des viandes de tous types pour cette année. C&rsquo;est un problème de disponibilité de la matière. On pourra accepter d’y mettre le prix, ça ne suffira pas&#8239;!</p><p>&#8239;</p><p><strong>Annie Pinquier</strong> Jean-Jacques, vous faites le même genre de constat à Agores&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>Jean-Jacques Hazan </strong>&#8239;Ça dépend des endroits. Des gens qui râlent, oui, mais il faut mettre toute l&rsquo;information sur la table. Il faut une transparence totale. Dans le public, on ne le fait pas obligatoirement, mais on sait le faire.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> &#8239; Il y a moins de défiance&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>A. M.</strong> Je ne suis pas forcément d&rsquo;accord. Quel que soit le type de restauration, concédée ou en gestion directe, les oppositions dans les villes estiment que tu mens. Tu auras beau donner tous les chiffres, apporter toutes les preuves, tu auras toujours des personnes pour te dire que les chiffres ne vont pas.</p><p>&#8239;</p><p><strong>J-J. H.&#8239;</strong> Il faut ouvrir la maison&#8239;!</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Le SNRC a publié des chiffres, donc ouvert la maison, et ça n’est pas la première fois.</p><p>&#8239;</p><p><strong>J-J.H.&#8239;</strong> S’ils pensent que ce n’est pas du cuisiné sur place, tu ouvres et tu le leur prouves.</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Mais comment fait-on pour les approvisionnements&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> Ce que tu dis, c&rsquo;est que plus on est en capacité de démontrer à livre ouvert, mieux c’est&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong>&#8239; Chez Quadrature, nous ouvrons la maison, nous donnons les factures si on nous les demande, et je pense que beaucoup de nos confrères le font. Par contre, à partir du moment où tu as un climat de défiance, pas nécessairement de celui qui signe, mais de celui qui est en opposition à celui qui signe, la mayonnaise prend. Comment fait-on pour rassurer tout le monde&#8239;? J&rsquo;aime bien aller dans les commissions de restauration pour démystifier ce que nous faisons, montrer les chiffres, des photos, des vidéos mais aujourd’hui, nous sommes dans un métier où, quoi qu&rsquo;il arrive, il y aura de la suspicion. Si on ne montre pas patte blanche avec le SNRC, ça ne marchera pas et nous resterons toujours le vilain petit canard… Or nous nous battons tous pour que la qualité des produits s’améliore d’année en année.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> Est-ce que ça veut dire qu&rsquo;il faut qu&rsquo;on modifie les cahiers des charges pour rendre obligatoires les visites&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>S.D.</strong> La dernière fois que nous avions échangé, nous disions qu’il serait bien que toute la chaîne soit formée, que chacun des maillons comprenne. Aujourd’hui, le tableau est-il plus négatif&#8239;? Cela va-t-il être compliqué de restaurer la confiance&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.&#8239;</strong> Il faut faire de la pédagogie auprès de nos clients, des enfants, de leurs parents qui pensent que la cantine, c’est pourri… Raconter que nous travaillons&#8239;les produits, les bons produits, que nous avons des cuisiniers. Il y a un an ou un an et demi, une campagne avait été faite pour valoriser le métier de cuisinier dans les cuisines centrales ou sur site. On s&rsquo;aperçoit que notre métier ne fait pas envie, alors que c’est un beau métier. On doit être attractif, expliquer que la part alimentaire c’est plus de la moitié du prix du repas, ce que ça comprend, comment c’est décomposé.</p><figure id="attachment_2898" aria-describedby="caption-attachment-2898" style="width: 283px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2898" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Antoine-Massenet-283x300.jpg" alt="Antoine Massenet, Quadrature" width="283" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Antoine-Massenet-283x300.jpg 283w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Antoine-Massenet-600x637.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Antoine-Massenet.jpg 690w" sizes="(max-width: 283px) 100vw, 283px" /><figcaption id="caption-attachment-2898" class="wp-caption-text">Antoine Massenet</figcaption></figure><p>Tout le monde parle de local, mais il n&rsquo;y a pas de loi, pas de définition, comme sur les circuits courts, et même Egalim, il faut qu’il y ait un cadre global, sinon tout dépend de l’interprétation de chacun. C&rsquo;est un peu la même chose qu&rsquo;avec les contrôles des DPP. Pierre dans les Yvelines dit que c&rsquo;est comme ça, Paul en Essonne dit autre chose alors que seuls 5 km les séparent, il faut harmoniser. Avoir un cadre commun et ne pas nous opposer entre restauration en régie ou concédé. Les deux modèles cohabitent et c’est bien.</p><h3>De la nécessité du sourcing</h3><p><strong>Sabine Durand</strong> Michel, quel est votre ressenti par rapport au marché&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>Michel Marais</strong> Nous ne fabriquons rien, nous ne faisons que distribuer les produits. Notre difficulté aujourd&rsquo;hui réside surtout dans la manière dont sont rédigés les appels d&rsquo;offres, dans lesquels on demande tout et n&rsquo;importe quoi. A l’instar de celui-ci qui vient d’arriver, sur lequel vous avez le conventionnel, et, à côté, une colonne avec Egalim ou bio… Le donneur d’ordre ne cherche pas à savoir si le produit existe, on doit le trouver.</p><figure id="attachment_2899" aria-describedby="caption-attachment-2899" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2899" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Copie-1-300x235.jpg" alt="Michel Marais" width="300" height="235" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Copie-1-300x235.jpg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Copie-1.jpg 594w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2899" class="wp-caption-text">Michel Marais</figcaption></figure><p>Nous constatons régulièrement que les dossiers que nous recevons pourraient être davantage structurés et approfondis, ce qui faciliterait leur analyse et contribuerait à de meilleures réponses de la part des candidats.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Annie Pinquier&#8239;</strong> Sur les documents eux-mêmes ou parce qu’il&#8239;n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;échange en amont, de sourcing&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>M.M.</strong>&#8239; Une démarche de sourcing aurait pu être envisagée afin d’identifier plus largement les solutions disponibles sur le marché et d’optimiser la consultation&#8239;: on vous envoie le conventionnel, c&rsquo;est à dire l&rsquo;appel d&rsquo;offres avec parfois les mêmes lignes que celui d’il y a 3 ou 4 ans, les mêmes produits même s&rsquo;ils n’existent plus, et à côté on vous met «&#8239;proposition Egalim&#8239;».</p><p>&#8239;</p><p><strong>Jean-Jacques Hazan</strong> D&rsquo;un certain point de vue, cette démarche n&rsquo;est pas réglementaire. Dans tes démarches de commande publique, tu es censé avoir une nomenclature, faire du sourcing, établir tes besoins, les chiffrer et décider de la manière dont tu fais ton marché.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> Mais le sourcing n’est pas obligatoire.</p><figure id="attachment_2900" aria-describedby="caption-attachment-2900" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2900" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Annie-Pinquier-300x280.jpg" alt="Annie Pinquier" width="300" height="280" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Annie-Pinquier-300x280.jpg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Annie-Pinquier-600x560.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Annie-Pinquier.jpg 722w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2900" class="wp-caption-text">Annie Pinquier</figcaption></figure><p>C&rsquo;est un passage pertinent, recommandé, que nous faisons systématiquement dans le but de former et d’informer nos clients. Pour les éduquer à la chose alimentaire.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Aleksandra Nicolle</strong> Ça n’est pas simple. D&rsquo;une part le code des marchés publics a évolué et, jusqu&rsquo;à il y a un certain temps, le sourcing était interdit, puni par la loi. Donc il n’est pas dans la matrice intellectuelle de toute une génération de spécialistes de la commande publique. D’autre part, la fonction publique n’a pas la culture de l’achat. Tout simplement parce que les gens qui rédigent les cahiers des charges sont la plupart du temps des juristes spécialistes de la commande publique, et pas des gens qui pensent performance ou pertinence de l&rsquo;achat.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> D’autant que la restauration est quotidienne et que c’est de la matière vivante&#8239;; tous les jours on remet le compteur à zéro, on a des problèmes de stock, de livraison. Et pour assurer la continuité du service public, ça n’est pas du tout envisageable.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Antoine Massenet</strong> Ça fait 10 à 12 ans que nous travaillons avec Cercle Vert. Avec l’épisode de neige de janvier 2026, pour la première fois, ils ont eu un problème pour nous livrer. Ça n&rsquo;était jamais arrivé. Ils nous ont livré ce dont on avait besoin, mais plus tard. Un de nos clients m&rsquo;a écrit pour se plaindre que nous n’avions pas livré ce qu&rsquo;il y avait de prévu au menu le jour J.</p><p><strong>M.M.</strong> C’était la première fois aussi qu’on nous interdisait de rouler entre 4h00 du matin et 20h. Il nous a fallu 2 à 3 jours pour rattraper le retard -une journée complète de travail correspond à un volume de 1200 livraisons. Généralement, nous trouvons une solution, là, nous étions impuissants. Mais, à l&rsquo;inverse de toi Antoine, nous avons eu une bonne réaction de la part de nos clients.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> La situation était paradoxale. Par arrêté préfectoral, Cercle Vert a l’interdiction de livrer, ils se débrouillent pour faire le mieux possible le lendemain&#8239;; nous, nous faisons des inversions de menus pour éviter de gâcher la marchandise et la collectivité nous demande des comptes.</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Cela illustre un prérequis de défiance.</p><p>&#8239;</p><p><strong>S.D.</strong>&#8239; Justement, comment arrive-t-on à inverser le mouvement&#8239;?</p><figure id="attachment_2901" aria-describedby="caption-attachment-2901" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2901" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Sabine-Durand-BVTR-300x292.jpg" alt="Sabine Durand" width="300" height="292" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Sabine-Durand-BVTR-300x292.jpg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Sabine-Durand-BVTR-600x583.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Sabine-Durand-BVTR.jpg 706w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2901" class="wp-caption-text">Sabine Durand</figcaption></figure><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong>&#8239; Ça retombe après les élections municipales. &#8239;Et tout le travail va être à faire après, parce que de nouveaux marchés vont sortir pour l&rsquo;an prochain et c&rsquo;est là où on attend beaucoup, nous, des AMO pour dire ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas. Arrêtez de demander un produit qui n&rsquo;existe pas&#8239;!</p><p>&#8239;</p><p><strong>M.M.</strong> De plus, il nous est demandé de répondre souvent à chaque ligne, et notre évaluation tient compte de cela.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> Parfois, nous arrivons après la bataille, c’est-à-dire que nous n’avons pas établi le cahier des charges mais que nos clients nous demandent d’aider à analyser les réponses, et nous avons envie que le prestataire arrête de répondre que tout est possible. Si ça ne l&rsquo;est pas, c’est infructueux et on repart à zéro.</p><p>&#8239;</p><p><strong>M.M.</strong> Il y a un manque de préparation en amont et un manque de dialogue… Pas avec tout le monde, fort heureusement. Avec mes commerciaux, nous faisons de plus en plus de rendez-vous avec certains clients en amont de la création du BPU, de façon à ce que nous soyons en phase. Si ça n’existe pas, personne n’arrivera à répondre. A chaque fois que je parle à un client, que je lui explique nos possibilités, lui ses besoins, nous arrivons à trouver des solutions. Mais il faut que nous puissions nous parler…</p><p>&#8239;</p><p><strong>J-J.H.&#8239;</strong> Il y a quand même une procédure de dialogue dans le marché.</p><figure id="attachment_2902" aria-describedby="caption-attachment-2902" style="width: 297px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2902" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Jean-Jacques-Hazan-297x300.jpg" alt="Jean-Jacques Hazan" width="297" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Jean-Jacques-Hazan-297x300.jpg 297w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Jean-Jacques-Hazan-600x606.jpg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Jean-Jacques-Hazan-100x100.jpg 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/09/Jean-Jacques-Hazan.jpg 721w" sizes="(max-width: 297px) 100vw, 297px" /><figcaption id="caption-attachment-2902" class="wp-caption-text">Jean-Jacques Hazan</figcaption></figure><p><strong>M.M</strong>.&#8239; Désormais, on pose des questions sur des plateformes. Parfois, on n’obtient pas de réponse ou alors la réponse est vague.</p><p>&#8239;</p><p><strong>J-J.H.</strong> L&rsquo;utilisation de la plateforme est nécessaire, surtout quand les gens n’ont pas fait de sourcing.</p><p>&#8239;</p><p><strong>M.M.</strong> Heureusement qu’on a la plateforme, mais là encore, tout dépend de la pertinence de la réponse. Tous les marchés ne sont pas comme ça. Nous évoquons ici les points qui pourraient être améliorés, mais il est également important de souligner que de nombreuses pratiques sont bien maîtrisées et contribuent à la qualité des consultations.</p><p>&#8239;</p><p><strong>S.D.</strong> Il y&#8239;a des écueils, ce n’est pas la peine de se voiler la face, comment recrée-t-on les conditions pour rentrer à nouveau en connexion les uns avec les autres&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> &#8239;Le sourcing est vraiment le point d&rsquo;entrée d&rsquo;un dialogue serein.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> Mais ça va même au-delà. Moi ce que je demande aux personnes des achats, c&rsquo;est d&rsquo;aller rencontrer les fournisseurs, de leur parler. Le dialogue doit se faire à chaque niveau. Si au moment où les cours du cacao explosent, vous voulez le même prix qu&rsquo;il y a 2 ans, forcément, ça ne va pas. Et, comme nous l’avions évoqué la dernière fois, il faut de la tolérance sur un changement de menu compensé. Je prends toujours l&rsquo;exemple des fraises&#8239;: si on dit qu&rsquo;on va avoir un service de fraises à telle période mais qu&rsquo;on doit le décaler parce que les fraises ne sont pas mûres, mais qu’au bout du compte, le nombre de services de fraises est fait, ça devrait suffire. Il faut que l’ensemble soit contrôlé, mais que ce soit flexible, et ça ne l&rsquo;est plus. Je pense qu’il doit y avoir un discours cohérent de l&rsquo;ensemble des AMO. Il faudrait que vous parliez le même langage.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong> J&rsquo;interviens pour faire des formations à l&rsquo;attention des collectivités sur ces sujets-là. Il y a 3-4 ans, j&rsquo;avais 5-6 sessions par an. Aujourd&rsquo;hui, quand on en a une, c’est Byzance. C’est révélateur. Avant, des villes de toutes tailles venaient échanger entre pairs&#8230;</p><p><strong>&#8239;</strong></p><h3>Structurer les échanges avec les convives, les parents d’élèves</h3><p>&#8239;</p><p><strong>Aleksandra Nicolle</strong>&#8239; Certaines collectivités ont une grande appétence pour le sujet, le prennent à bras le corps mais pensent de ce fait qu’elles ont l&rsquo;expertise nécessaire en interne, parce que l’alimentation fait partie de leur quotidien. Elles pensent que faire à manger chez soi ou le faire pour des centaines d’enfants, c’est la même chose. Que ce soit en régie ou en concédé, il faut des professionnels pour traiter ça, surtout vu comment notre exercice est encadré sur le plan réglementaire. Ou alors il y a des collectivités qui ne se sont pas emparées du sujet et sont davantage dans une relation purement contractuelle.</p><p>&#8239;</p><p><strong>Annie Pinquier</strong> Elles se protègent des éventuels courriers de parents ou de membres de l’opposition mécontents en écrivant au prestataire pour un détail.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.N.</strong> Ça manque de bon sens. On est sur de la matière vivante. Prenons l’exemple de la fraise&#8239;: elle ne devient pas rouge pile au moment indiqué, encore moins avec les aléas climatiques. En restauration collective,&#8239;il faudrait qu’un an à l&rsquo;avance, on sache qu’elle va arriver tel jour… Ce sont les mêmes personnes qui adorent aller au restaurant et trouvent génial que le chef improvise le menu du jour en fonction des approvisionnements&#8239;! Il faut de l&rsquo;éducation à l&rsquo;alimentation et de la pédagogie sur ces sujets.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> Aujourd&rsquo;hui, dans nos collectivités, quelle que soit la taille, les parents mettent les enfants en fonction du menu. Les jours avec les repas végé il y a beaucoup plus d&rsquo;enfants, donc s&rsquo;il y a des aversions et des problèmes d&rsquo;allergènes, on doit prendre tout ça en considération. Mais il y a des produits qu’on ne peut pas maîtriser. En même temps, la collectivité est très sollicitée par les parents&#8239;: il arrive qu’une commission consacre trois quarts d’heure au grammage de sucre d’un dessert. Cela illustre le besoin de pédagogie. Le rôle que nous avons tous là autour de la table, c&rsquo;est de porter un discours qui rappelle que nous ne faisons pas n’importe quoi, que tout est hyper cadré, hyper réglementé.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong>&#8239; On pourrait imaginer des ateliers où l’on mettrait tout le monde autour de la table, AMO et fédérations de parents d&rsquo;élèves.</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Ça pourrait se faire dans le cadre du CNRC.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> Dans ces instances-là, le temps de la décision est trop long. Prenons l&rsquo;exemple de la refonte du GEMRCN, on en parle depuis combien de temps&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Ce n’est pas la faute du CNRC.</p><p>&#8239;</p><p><strong>J-J.H.&#8239;</strong> C&rsquo;est la faute de qui alors&#8239;?</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Le texte sur la pénitentiaire est finalisé depuis septembre 2025, ce n’est pas le CNRC qui le bloque.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.N.</strong> Sur l&rsquo;arrêté scolaire, il a été pendant un deux ans sur les bureaux successifs des Premiers ministres puis un an entre les mains de l’Anses. Ce n’est pas le CNRC.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> Au final, on n’avance pas. Tous les jours on nous demande pourquoi un élève de CP mange la même chose qu&rsquo;un élève de CM2… Les parents pensent qu’on ne veut pas en mettre assez dans les assiettes pour nous remplir les poches.</p><p>&#8239;</p><p><strong>F.L.</strong> Ou alors ils pensent&#8239;que vous en mettez trop et que ça contribue au gaspillage.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> On a eu un dossier d&rsquo;appel d&rsquo;offre auquel on n’a pas répondu. Il fallait à chaque fois des féculents et des légumes, mais 20&#8239;% en plus pour chaque féculent, et moins 10&#8239;% sur les légumes. En gestion, c&rsquo;est impossible. On manque de bon sens.</p><p><br /><strong>A.P.</strong> Le rédacteur ne se rend pas compte que ce ne sont pas juste des mathématiques.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.N.&#8239;</strong> Parce qu&rsquo;il y a un équilibre alimentaire et des gens se sont donné du mal à faire des textes qu&rsquo;on essaie tous de respecter, avec un contenu de l&rsquo;assiette qui est contrôlé…&#8239; Mais aujourd&rsquo;hui ils ne sont plus conformes. Le GEMRCN n&rsquo;est plus conforme aux habitudes alimentaires du jour, avec la préoccupation du gaspillage alimentaire. Tant que les cahiers des charges vont s&rsquo;appuyer sur un GEMRCN qui date de 2011, on n’y arrivera pas.</p><p>&#8239;</p><p><strong>J.-J.H</strong>. Le GEMRCN, ce n’est pas la loi, c’est un arrêté.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.M.</strong> Pour les collectivités, c’est la loi.</p><p>&#8239;</p><p><strong>A.P.</strong>&#8239; II y a une partie qui s&rsquo;impose, l’autre partie ce sont des recommandations.</p><p>&#8239;</p><p><em>Fin de la première partie. Propos recueillis par Sabine Durand, avant les élections municipales.&#8239;</em></p>								</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PSE et fonds à impact, tourisme, parc d&#8217;attraction, impact de l&#8217;été sur la production agricole, le best d&#8217;août</title>
		<link>https://rezooh.net/pse-sodexo-quadrature-tourisme-achats-rhd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 14:54:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2880</guid>

					<description><![CDATA[Découvrez le regard engagé de Rézooh sur l'actualité du secteur&#8239;: du plan de croissance de Sodexo aux premiers chiffres du tourisme estival, en passant par l'investissement dans Quadrature Restauration, le projet saoudien dans le Val-d'Oise et les défis majeurs d'approvisionnement pour la RHD.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Au mois d&rsquo;août, on comprend que la profession se sente stigmatisée dans les spots anti-drogue du gouvernement, on o</span><span style="font-weight: 400;">bserve la suspension des importations de boeuf, de volaille et d’oeufs brésiliens en Europe, on suit l&rsquo;envolée</span> des prix du plastique et des transports et l’impact délétère qu’elle a sur les différents maillons de la chaîne de la RHD, on salue <span style="font-weight: 400;">le rachat par BDM Associés de Sofra Boutiques et Sofratel DSC et les 80 cafétérias dans les hôpitaux ou la nomniation de Pierre Cailleau à la direction marketing de Burger King. </span></p>
<p>Mais avec Rézooh, on s&rsquo;est concentrées sur</p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;">Le <strong>PSE inclus dans le plan de croissance de Sodexo</strong>, parce qu’il concerne quand même 4&#8239;% des effectifs du ténor de la restauration collective</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">L’<strong>entrée au capital de Quadrature Restauration du fonds à impact Aurae</strong>, parce qu’elle vient couronner un modèle exigeant</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Les <strong>premiers chiffres sur le tourisme en France</strong> cet été, parce qu’une petite note positive est toujours bienvenue</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La création dans le <strong>Val d’OIse de 3 parcs d’attraction</strong> par le fonds souverain saoudien, parce que la restauration y a forcément une place à prendre</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Les résultats du<strong> 1er observatoire économique de la restauration de l’UMIH,</strong> parce qu’il montre les difficultés et les disparités entre régions et entre segment.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Les <strong>premiers retours sur cet été inédit,</strong> parce qu’ils laissent envisager des conséquences lourdes sur la production agricole, et donc les appros de la RHD</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La <strong>rencontre du 17 septembre sur les approvisionnements à risque et la sécurisation des achats</strong>, parce que l’été qu’on vient de vivre la rend d’autant plus nécessaire. </span></li>
</ol>
<div class="_df_book df-lite" id="df_2877"  _slug="pse-fonds-a-impact-tourisme-parc-dattraction-resultats-economiques-production-agricole-les-infos-daout" data-title="pse-fonds-a-impact-tourisme-parc-dattraction-resultats-economiques-production-agricole-les-infos-daout" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2877 = {"outline":[],"autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Les-7-infos-du-mois-daout-qui-font-bouger-les-lignes.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Loi d&#8217;urgence agricole, coopératives agricoles, impact canicules, consommation d&#8217;alcool des jeunes, les infos de la 2ème quinzaine de juillet</title>
		<link>https://rezooh.net/actualites-agroalimentaire-fin-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 14:02:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2873</guid>

					<description><![CDATA[Au cours de cette 2ème quinzaine de juillet 2026, bien sûr, on sent l&#8217;activité économique de la France se mettre doucettement en mode vacance, on regarde le youtubeur Amixem prendre les commandes de son restaurant Starsmash, on observe Areas reprendre les activités du Britannique The Restaurant Group et on suit la reprise de l&#8217;entreprise familiale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de cette 2ème quinzaine de juillet 2026, bien sûr, on sent l&rsquo;activité économique de la France se mettre doucettement en mode vacance, on regarde le youtubeur Amixem prendre les commandes de son restaurant Starsmash, on observe Areas reprendre les activités du Britannique The Restaurant Group et on suit la reprise de l&rsquo;entreprise familiale Triballat par le géant Lactalis, mais avec Rézooh, nous nous sommes arrêtés sur&#8239;:</p>
<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">Le <strong>vote de la loi d’urgence agricole</strong>, parce qu’elle a beau générer une levée de boucliers sur certains sujets, on peut saluer son <strong>impact pour&#8239; la restauration collective.</strong></span></li>
<li>La consolidation des <strong>coopératives agricoles</strong>, parce qu&rsquo;elle est un passage obligé pour leur permettre de <strong>pérenniser leur activité</strong> dans le contexte chahuté.</li>
<li><span style="font-weight: 400;">La dernière<strong> étude de l’IWSR sur le rapport entre la Gen-Z et la consommation d’alcool dans le monde</strong>, parce qu’elle montre qu’ils sont beaucoup <strong>moins ascètes</strong> qu’on ne le dit.</span></li>
<li>La <strong>rencontre du 17 septembre sur les approvisionnements à risque</strong> et la sécurisation des achats, parce que les incendies de juillet ont encore corsé la donne.</li>
</ul>
<p>&#8239;</p>
<div class="_df_book df-lite" id="df_2870"  _slug="loi-durgence-agricole-cooperatives-agricoles-impact-canicules-consommation-dalcool-des-jeunes-les-5-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-juillet-2026" data-title="loi-durgence-agricole-cooperatives-agricoles-impact-canicules-consommation-dalcool-des-jeunes-les-5-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-juillet-2026" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2870 = {"outline":[],"autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Les-5-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-juillet-2026-qui-font-bouger-la-filiere-RHD-2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les seniors, une cible de choix pour la restauration hors domicile&#8239;?</title>
		<link>https://rezooh.net/les-seniors-une-cible-a-exploiter-pour-la-restauration-hors-domicile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 13:59:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2717</guid>

					<description><![CDATA[Ce n’est une découverte pour personne, les seniors sont de plus en plus nombreux et vivent de plus en plus longtemps en France. Le bien vieillir -donc le bien manger- et la lutte contre la dépendance deviennent de ce fait deux enjeux prioritaires pour la société. Mais aussi pour la RHD… Qui passe pourtant très -trop souvent- à côté du phénomène, plus occupée à séduire la Gen-Z.&#8239;]]></description>
			<style id="elementor-post-2717">.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-99f1c7d{--display:flex;}.elementor-widget-text-editor{font-family:var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );font-weight:var( --e-global-typography-text-font-weight );text-transform:var( --e-global-typography-text-text-transform );font-style:var( --e-global-typography-text-font-style );text-decoration:var( --e-global-typography-text-text-decoration );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );color:var( --e-global-color-text );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:var( --e-global-color-primary );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap, .elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-default .elementor-drop-cap{color:var( --e-global-color-primary );border-color:var( --e-global-color-primary );}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-6ebb4d7{padding:2px 2px 2px 2px;border-style:groove;font-family:"Open Sans", Sans-serif;font-size:20px;font-weight:600;text-transform:none;font-style:normal;text-decoration:none;line-height:30px;letter-spacing:-0.4px;word-spacing:0px;color:#E16A26;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-6ebb4d7.elementor-element{--align-self:center;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-ade3880{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-31d67e4{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-ecec667{padding:1px 1px 1px 1px;border-style:groove;font-family:"Open Sans", Sans-serif;font-size:20px;font-weight:500;text-transform:none;font-style:normal;text-decoration:none;line-height:30px;letter-spacing:-0.4px;word-spacing:0px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-ecec667.elementor-element{--align-self:center;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-d7ca1f9{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-3745712.elementor-element{--align-self:center;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-3745712{border-style:groove;font-family:"Open Sans", Sans-serif;font-size:20px;font-weight:500;text-transform:none;font-style:normal;text-decoration:none;line-height:30px;letter-spacing:-0.4px;word-spacing:0px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-02573d7{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-6207090{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-24ff844{--display:flex;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-a31bd72{background-color:var( --e-global-color-9cbf5ff );margin:-2px -2px calc(var(--kit-widget-spacing, 0px) + -2px) -2px;padding:-35px -15px -15px -15px;border-style:groove;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-a88b3c9{--display:flex;}@media(max-width:1024px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-6ebb4d7{font-size:15px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-ecec667{font-size:15px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-3745712{font-size:15px;}}@media(max-width:767px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-6ebb4d7{font-size:14px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-ecec667{font-size:14px;}.elementor-2717 .elementor-element.elementor-element-3745712{font-size:14px;}}</style>							<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2717" class="elementor elementor-2717" data-elementor-post-type="post">
				<div class="elementor-element elementor-element-99f1c7d e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="99f1c7d" data-element_type="container" data-e-type="container">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-e5c9afa elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="e5c9afa" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p>Ils ont du temps, quelques moyens et représentent déjà <strong>près d’un quart de la population française</strong>… Bien sûr, ils refusent de se revendiquer seniors, se perçoivent plus jeunes qu’ils ne le sont, il n’empêche… Large et diversifiée, c’est une <strong>cible qui mérite qu’on s’y intéresse</strong>. <em>«&#8239;Il n&rsquo;y a pas un, mais des seniors&#8239;!&#8239;»</em>, pose d’emblée Laurence Vigné, dg adjointe de Geco Food Service, observatoire privilégié des marchés de la consommation hors domicile.</p><p>&#8239;</p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-6ebb4d7 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6ebb4d7" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p><span style="color: #e16a26;">En 2070, près d&rsquo;un Français sur 3 aura plus de 65 ans</span></p>								</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-1c4a2b5 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1c4a2b5" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<p>&#8239;</p><p><em>«&#8239;Les recommandations en matière de santé publique pour les seniors s&rsquo;adressent aux hommes à partir de 65 ans, mais aux femmes dès la ménopause. Et dans le monde de l&rsquo;entreprise, on est senior dès 50-55 ans. C’est donc au travail que l’on doit commencer par bien vieillir&#8239;»</em>. <em>«&#8239;Tout est fait, notamment dans le tertiaire, pour que le restaurant d&rsquo;entreprise réponde à tous les besoins des salariés</em>, souligne Laurence Vigné. <em>De plus en plus, ces professionnels font également passer des messages de bien-être et de santé au travers de l&rsquo;alimentation&#8239;»</em>.</p><h3>L’assiette des seniors analysée par le Crédoc</h3><p>Santé et alimentation&#8239;: deux préoccupations&#8239; indissociables. Pour son étude «&#8239;Les seniors sont-ils des mangeurs comme les autres&#8239;?&#8239;», réalisée en décembre dernier, le Crédoc les a interrogés afin de décrire et <strong>analyser leurs pratiques alimentaires</strong>. <em>«&#8239;Globalement, ils ont une<strong> approche traditionnelle de l&rsquo;alimentation et mangent plus d&rsquo;aliments bruts, plus de fruits et de légumes et plus de fromage</strong> que la moyenne. La différence est moins lisible pour les protéines en termes de quantité, mais les seniors ne <strong>privilégient pas le même type de protéines que les plus jeunes</strong>&#8239;»</em>, explique Mathilde Gressier, chef de projet au Crédoc. <em>«&#8239;Ils mangent moins de volaille, mais ils excluent moins le poisson que les autres&#8239;»</em>. <strong>Le cas des œufs est intéressant</strong>&#8239;: <em>«&#8239;ils en font une consommation beaucoup plus ponctuelle. Il semble que, malgré leur réhabilitation, les œufs restent pour eux associés au cholestérol&#8239;»</em>, explique Lou Villegas, l’une des auteurs du rapport. Autre spécificité&#8239;: ils <strong>consomment moins de desserts</strong> que les jeunes, et se tiennent globalement éloignés du sucre, à l&rsquo;exception notable des bonbons et du chocolat dont ils sont friands&#8239;! Mathilde Gressier souligne&#8239;: <em>«&#8239;les seniors font manifestement preuve d&rsquo;une certaine ambivalence. Ils font certes plus attention que la moyenne à leur santé, mais l&rsquo;alimentation a pour eux <strong>un rôle plaisir très important&#8239;!</strong>&#8239;»</em>. Cette étude révèle par ailleurs une réorganisation du rythme des repas des seniors à domicile, où ils privilégient un déjeuner complet (entrée, plat, fromage, dessert), quand le dîner est très léger. A l’inverse, <em>«&#8239;si les seniors fréquentent moins le restaurant à l&rsquo;heure du déjeuner que les actifs, <strong>ils vont au restaurant au moins aussi souvent qu’eux</strong>&#8239;»</em>, décrypte Lou Villegas.</p>								</div>
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									<h3>Des seniors invisibilisés par la restauration commerciale</h3><p>Pour beaucoup, les seniors ne sont plus contraints par les horaires de travail, donc pourraient très bien remplir les services du midi semaine. &#8239;D’autant qu’ils aiment les restaurants… Même s’ils ont tendance à passer sous leurs radars. <em>«&#8239;Bien qu’ils soient généralement plus aisés et plus dépensiers que la moyenne, <strong>ils ne constituent pas une cible pour la restauration commerciale</strong>&#8239;»</em>, constate Bernard Boutboul, président de Gira Conseil. Un phénomène qu’il explique par le double virage, conceptuel et générationnel, pris depuis une dizaine d’années. <em>«&#8239;Les concepts qui marchent sont uniquement pensés pour les moins de 40 ans, tandis que <strong>les concepts plébiscités par les seniors sont ceux qui se trouvent aujourd’hui en difficulté</strong>&#8239;»</em>, explique-t-il. Autrement dit, <em>«&#8239;la restauration traditionnelle et les environnements codifiés&#8239;: les petits restaurants de quartier, les grandes brasseries parisiennes, les étoilés pour de grandes occasions. Mais aussi des enseignes de restauration rapide à la française comme Brioche Dorée ou Paul. &#8239;Ils sont totalement insensibles aux environnements instagrammables&#8239;!&#8239;»</em>. Autre <strong>décalage&#8239;: la digitalisation des usages</strong>, même s’ils sont bien plus nombreux à l’avoir intégrée que ce que l’on&#8239; pense. <em>«&#8239;Les seniors n’<strong>aiment pas réserver sur une appli, ni parler avec une IA</strong>, ou encore consulter le menu avec un QR code&#8239;»</em>. Et de conclure&#8239;: <em>«&#8239;aucun concept adapté aux attentes des seniors n’est actuellement en réflexion. Le vieillissement de la population n’est pas perçu comme porteur d’une quelconque urgence, ni d’un axe de développement&#8239;»</em>.</p><p>&#8239;</p>								</div>
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									<p style="text-align: center;"><span style="color: #e16a26;">70&#8239;% des 65 ans et plus consomment rarement, voire jamais, </span><br /><span style="color: #e16a26;">de plats de la restauration rapide, hamburger, pizza etc. <em>(source Crédoc)</em></span></p>								</div>
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									<h3>Restauration collective et livraison à domicile sont en première ligne</h3><p>Si les seniors sont assez invisibilisés par la restauration commerciale, ils pourraient bien aider une partie de la restauration collective à tirer son épingle du jeu. Le <strong>secteur du médico-social va en effet bénéficier de l&rsquo;accroissement du nombre de personnes dépendantes</strong>. Avec 1,1 milliard de repas servis dans la restauration sociale et 2,4 dans la restauration hospitalière, l’enjeu principal pour les acteurs de ce segment de marché consiste à <strong>lutter contre la dénutrition des seniors</strong>. En 2015, l&rsquo;OMS a amorcé un changement d&rsquo;approche du vieillissement, en insistant sur la prévention, avant le soin. Son programme Icope (Integrated Care for Older People) visait à encourager l’évaluation des personnes de plus de 60 ans, afin d&rsquo;anticiper la mise en place d&rsquo;un suivi adapté. Objectif&#8239;: réduire de 15 millions en 10 ans le nombre de personnes dépendantes dans le monde. Or <strong>qui dit prévention dit nutrition</strong>. <em>«&#8239;C&rsquo;est vraiment l&rsquo;outil central du bien vieillir. Au travers de la nutrition, on agit sur la prévention des maladies et donc de la perte d&rsquo;autonomie, et on peut repérer les fragilités en amont&#8239;»</em>, explique Sarah Legland, directrice générale du Gérontopôle Centre Val-de-Loire, organisateur fin 2025 des «&#8239;Rencontres économiques alimentation et nutrition&#8239;» (1).</p><p>&#8239;</p><h4>La nutrition au service du bien vieillir</h4><p>Concrètement, qu’induit donc cet art de <strong>bien manger pour bien vieillir</strong>&#8239;? Via le GEM-RCN (Groupe d&rsquo;Etude des Marchés de Restauration Collective et de Nutrition), l&rsquo;État publie des recommandations nutritionnelles dédiées aux seniors, qui s&rsquo;imposent comme une référence dans les marchés publics aux acteurs de la restauration collective. Ces recommandations visent à <strong>prévenir les difficultés favorisées par les principaux changements liés à l&rsquo;âge</strong>. À commencer par l&rsquo;<strong>ostéoporose</strong> qui toucherait presque 40&#8239;% des femmes dès 65 ans (2), puis la <strong>dénutrition et la sarcopénie</strong> (c’est-à-dire la fonte musculaire) qui surviennent plus tard. Aussi les recommandations nutritionnelles pour les seniors insistent-elles sur les <strong>apports en protéines, en calcium et en vitamine D</strong>, sur la densité nutritionnelle des plats et, enfin, sur leur adaptation aux plus âgés présentant des troubles de mastication et de déglutition. &#8239;Mais le <strong>contexte demeure très tendu</strong>, comme l&rsquo;a souligné Xerfi dans une étude en mars dernier&#8239;: budgets publics contraints, marges historiquement faibles, obligations réglementaires issues des lois EGAlim puis Climat et Résilience… <em>«&#8239;Il faut sans doute lutter davantage contre le gaspillage alimentaire pour pouvoir remettre de la qualité dans les budgets&#8239;»</em>, analyse Laurence Vigné. Toutefois, l’immense majorité des seniors vivant à domicile (70&#8239;% en 2021 selon l’Insee), qui sont les acteurs qui œuvrent dans ce cadre au «&#8239;bien manger pour bien vieillir&#8239;»&#8239;? <strong>Les mairies sont au cœur de cette problématique.</strong> D’une part, elles sont de plus en plus nombreuses à <strong>ouvrir des restaurants municipaux dédiés aux seniors</strong>. C’est le cas de Paris (44 restaurants Emeraude ouverts aux plus de 60 ans), à Annecy (5 restaurants municipaux dédiés) en passant par Nantes qui, via O’Menu, propose de se faire livrer des repas à domicile ou d’aller déjeuner dans des restaurants intergénérationnels ou des Ehpad.</p><p>&#8239;</p>								</div>
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									<p><span style="color: #e16a26;">La perte d&rsquo;autonomie concerne</span></p><ul><li><span style="color: #e16a26;">4,4&#8239;% des 60-74 ans</span></li><li><span style="color: #e16a26;">13,5&#8239;% des 75-84 ans</span></li><li><span style="color: #e16a26;">41,8&#8239;% des plus de 85 ans&#8239;</span><br /><span style="color: #e16a26;"><em>Source Insee</em></span></li></ul>								</div>
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									<p>&#8239;</p><p>D’autre part, les <strong>mairies organisent le portage de repas à domicile</strong> via les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale). Un marché qui ne cesse de croître&#8239;: <em>«&#8239;il est estimé à <strong>700 millions d’euros de chiffre d’affaires</strong> aujourd’hui, contre 400 millions en 2017&#8239;»</em>, explique Valérie Langlois, directrice marketing de Saveurs &amp; Vie.</p><p>&#8239;</p><p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2841" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-300x178.png" alt="Saveurs &amp; Vie" width="300" height="178" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-300x178.png 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-1024x609.png 1024w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-768x457.png 768w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-1320x785.png 1320w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie-600x357.png 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Saveurs-Vie.png 1524w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><p>Né en 2001, Saveurs &amp; Vie est l’un des pionniers du marché et premier acteur national, devant Les Menus Services d’une part, et Clémence et Antonin d’autre part. De gros acteurs de la restauration collective comme Sodexo ont également investi ce marché, <em>«&#8239;mais sans modèle spécifique pour le portage des repas&#8239;»</em>, souligne Valérie Langlois. Pour Saveurs &amp; Vie, le Covid s’est révélé un fort accélérateur de croissance, grâce à la demande des CCAS. Pour étendre son maillage territorial, la <strong>société a récemment décidé de lancer une franchise avec l’objectif de passer de 3 franchisés</strong> aujourd’hui à 45 en 2028. Pour l’heure,<strong> sur 15.000 repas livrés chaque jour, 75&#8239;% se concentrent sur la région parisienne</strong>. Depuis sa création, Saveurs &amp; Vie défend une approche qualitative, à travers le sourcing certes, mais aussi la <strong>personnalisation des repas</strong>. <em>«&#8239;Lutter contre la dénutrition <strong>implique que ce soit bon</strong> et que les gens aiment ce qu’ils mangent, c’est essentiel&#8239;!&#8239;»,</em> souligne Valérie Langlois.<br /><br /></p><h4>Une adaptation aux goûts et aux besoins</h4><p>Chaque client se voit donc livrer des repas qui respectent ses préférences et aversions, ainsi que ses besoins spécifiques (sans sel, sans sucre, etc). <em>«&#8239;<strong>85&#8239;% de nos clients n&rsquo;ont pas de problème de santé</strong> à proprement parler, mais on s’adapte aussi aux problèmes de mastication avec des menus qui peuvent être hachés ou mixés, ou bien enrichis selon la prescription du personnel de santé&#8239;».</em> Autre spécificité cultivée par l&rsquo;entreprise&#8239;: <strong>le rôle de ses «&#8239;livreurs-veilleurs</strong>&#8239;». <em>«&#8239;Chaque livreur met les plats au frais, vérifie si les plats précédents ont été consommés. Détecter des signaux faibles permet d’alerter une personne aidante par exemple&#8239;»</em>, explique Valérie Langlois. Et d’ajouter&#8239;: <em>«&#8239;parfois, notre livreur-veilleur est le seul être humain avec lequel la personne âgée échange régulièrement. Nous sommes pleinement conscients que notre mission consiste aussi à lutter contre l’isolement&#8239;»</em>. <strong>La solitude est en effet la meilleure amie de la dénutrition</strong>. Quand l’envie de cuisiner s’estompe parce que l’on se retrouve seul à table, que l’on commence à avoir du mal à se déplacer pour faire ses courses… On saute des repas en méconnaissant ses besoins nutritionnels et on peut glisser vers la dénutrition et la perte d’autonomie.<br /><br /></p><h4>Silver food&#8239;: la France rattrape son retard&#8239;</h4><p>En amont, les industriels travaillent sur des <strong>formules enrichies, aux textures et formats adaptés</strong>, voire sur des programmes complets, à l’instar du projet Carmen développé par Danone, bâti à la fois sur la nutrition, l’activité physique et la sociabilisation. Et de véritables innovations voient le jour. C’est le cas de Carembouche, start-up française crée en 2021 par un médecin et un chercheur qui travaillaient de longue date sur les <strong>liens entre nutrition, microbiote et santé</strong>. <em>«&#8239;On estime à 2 millions le nombre de personnes touchées par la dénutrition, laquelle augmente la mortalité d’un facteur 4. Or il est franchement difficile d’atteindre les recommandations officielles en matière de consommation de protéines -1,2 g de protéines par personne et par kg de poids- avec une alimentation normale&#8239;»</em>, explique Odile de Christen, co-fondatrice de Carembouche.</p><p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2840" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-300x224.png" alt="Carembouche" width="300" height="224" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-300x224.png 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-1024x763.png 1024w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-768x572.png 768w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-1320x984.png 1320w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche-600x447.png 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/Carembouche.png 1531w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><p>Après avoir identifié et breveté un <strong>probiotique qui favorise le microbiote et surtout qui réduit la perte de masse musculaire</strong>, la société, actuellement en phase d’industrialisation, va être la première à proposer en BtoB un probiotique dans un complément alimentaire destiné aux personnes âgées. <em>«&#8239;Tous les acteurs de la silver economy se soucient désormais de nutrition et il y a beaucoup de promesses dans le domaine de la silver food, aujourd’hui dominée par Nestlé et Danone et quelques acteurs spécialisés </em>&#8239;», explique Odile de Christen. Et de s’interroger&#8239;: <em>«&#8239;mais pourquoi, dans les supermarchés, n’a-t-on toujours pas de rayon dédié aux seniors, alors qu’il existe partout des rayons fournis pour les nourrissons et les sportifs&#8239;?&#8239;»</em>.</p><h4>&#8239;</h4><h4>Aller au-delà d&rsquo;une offre dédiée aux plus fragiles</h4><p>Sarah Legland confirme&#8239;: <em>«&#8239;la France est en train de rattraper son retard dans la silver food, mais les <strong>industriels restent encore essentiellement tournés vers les établissements, et donc vers les plus âgés et fragiles des seniors&#8239;»</strong></em>. Soulignons toutefois qu’à défaut de proposer des produits conçus spécifiquement pour les seniors, le groupe Carrefour vient tout récemment de lancer son Carrefour des générations. Une démarche, testée depuis le mois de mai dernier dans une trentaine de magasins, qui consiste à mettre en avant, via une étiquette verte spécifique, des <strong>produits dits «&#8239;affinitaires&#8239;» pour les seniors</strong>. Il s’agit de produits alimentaires (de marque distributeur pour la plupart) qui affichent des qualités nutritionnelles particulières, aux contenances adaptées pour les personnes vivant seules ou à deux, ou bien encore qui misent sur le plaisir gustatif. Il est probable que ce genre d’initiatives va essaimer, vu l’évolution galopante de la composition de notre société. En 1980, les plus de 65 ans représentaient 14&#8239;% de la population globale en France métropolitaine. <strong>En 2026, ils sont 22&#8239;%</strong> (28,9&#8239;% si on prend en compte les plus de 60 ans) et à l’horizon 2070, <strong>quasiment un Français sur trois (29&#8239;%) aura plus de 65 ans</strong>&#8239;! A ce rythme, dans moins de 5 ans, pour la première fois dans son histoire, <strong>la France comptera davantage de personnes âgées de plus de 65 ans que de personnes de moins de 15 ans</strong>. Le corollaire&#8239;: l’Insee prévoit que le nombre de seniors en perte d’autonomie va progresser de 36&#8239;% entre 2021 et 2060… Soit quelque 700 000 personnes supplémentaires&#8239;! Un défi immense lancé aux acteurs de la RHD.</p><p><em>Soazick Carré-Hoff <br />journaliste depuis plus de 20 ans. Egalement auteure, dans le domaine de la RHD, de «&#8239;Les arts de la table en RHD, des acteurs incontournables&#8239;» (magazine Néo Restauration – Mai 2024)</em></p><h6><em>(1) Créés en 2007, les gérontopôles (12 aujourd’hui en France) ont pour mission de créer des synergies parmi tous les acteurs du grand âge, tout en étant centre de ressources et d’expertises.</em><br /><em> (2) Source&#8239;: L’Assurance Maladie&#8239;</em></h6><p>&#8239;</p>								</div>
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									<p><span style="letter-spacing: -0.4px;">&#8239;<br /></span><strong><span style="color: #e16a26;"><span style="letter-spacing: -0.4px;">&#8239; &#8239; L&rsquo;ESSENTIEL </span><span style="letter-spacing: -0.4px;">À</span><span style="letter-spacing: -0.4px;">&#8239;RETENIR</span></span></strong></p><ul><li>En 2070, un tiers des Français sera âgé de plus de 65 ans. La séniorisation de la société impacte ou va impacter chaque segment du marché de la restauration hors domicile</li><li>&#8239;Œuvrer au «&#8239;bien vieillir&#8239;» des seniors actifs&#8239;: avec de nouveaux concepts et offres, la restauration d’entreprise contribue à la qualité de vie au travail</li><li>La nutrition est au cœur des stratégies de prévention de la dépendance</li><li>Les seniors sont attentifs à leur santé, mais manger reste avant tout un plaisir&#8239;: une étude du Crédoc</li><li>Boudés par la restauration commerciale, les seniors vont mécaniquement booster le secteur médico-social de la restauration collective&#8239;: un marché de 8,4 milliards d&rsquo;euros de chiffre d&rsquo;affaires en 2024&#8239;</li><li>400 millions d&rsquo;euros de chiffre d&rsquo;affaires CA en 2017 et 700 millions en 2025&#8239;: le marché de la livraison à domicile progresse fortement et reste dominé par trois acteurs&#8239;: Saveurs&amp;Vie, Les Menus Services, Clémence &amp; Antonin.</li><li>Alimentation enrichie pour lutter contre la dénutrition, probiotiques pour réduire la perte de masse musculaire&#8239;: les promesses de la silver food<br /><br /></li></ul>								</div>
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		<title>Dunkin’ France, du coffee-shop au beverage shop</title>
		<link>https://rezooh.net/dunkin-france-ambitions-jean-wilfrid-thibault/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 07:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les paroles du Rézooh]]></category>
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					<description><![CDATA[Innover encore et toujours, développer la boisson, le réseau, équilibrer la consommation au fil de la journée, créer la récurrence et la fréquence… Les chantiers ne manquent pas pour le dg de Dunkin’ France, Jean Wilfrid Thibault.]]></description>
			<style id="elementor-post-2800">.elementor-2800 .elementor-element.elementor-element-6731e505{--display:flex;}.elementor-widget-text-editor{font-family:var( --e-global-typography-text-font-family ), Sans-serif;font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );font-weight:var( --e-global-typography-text-font-weight );text-transform:var( --e-global-typography-text-text-transform );font-style:var( --e-global-typography-text-font-style );text-decoration:var( --e-global-typography-text-text-decoration );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );color:var( --e-global-color-text );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:var( --e-global-color-primary );}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap, .elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-default .elementor-drop-cap{color:var( --e-global-color-primary );border-color:var( --e-global-color-primary );}@media(max-width:1024px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}@media(max-width:767px){.elementor-widget-text-editor{font-size:var( --e-global-typography-text-font-size );line-height:var( --e-global-typography-text-line-height );letter-spacing:var( --e-global-typography-text-letter-spacing );word-spacing:var( --e-global-typography-text-word-spacing );}}</style>							<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2800" class="elementor elementor-2800" data-elementor-post-type="post">
				<div class="elementor-element elementor-element-6731e505 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="6731e505" data-element_type="container" data-e-type="container">
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									<p>Il croit en l’innovation, l’agilité, l’écoute du client et ne veut s’imposer aucune limite. <strong>Jean-Wilfrid Thibault</strong> a rejoint QSRP en octobre 2024 pour lancer Dunkin’ en France quelques mois plus tard. L’évolution de l’<strong>industrie du coffee-shop</strong> depuis la fin des années 90, le directeur général de la marque l’a vécue de l&rsquo;intérieur&#8239;: d’abord pendant 15 ans aux Etats-Unis, dans l’univers du café, <em>«&#8239;un produit que j’affectionne beaucoup&#8239;»</em>, puis dix ans chez Starbucks… Avant un petit détour par Amrest, chez Pizza Hut. Son ambition est claire&#8239;: faire de cette master franchise une enseigne populaire, <em>«&#8239;connue pour innover&#8239;»</em>, un lieu de <em>«&#8239;destination pour la boisson, avec une gamme très large de boissons personnalisables, fun, avec du goût&#8239;»</em> et une <em>«&#8239;offre adaptée quel que soit le moment&#8239;»</em>.</p><h3>Le phénomène coffee-shop s’accélère. Comment vous inscrivez-vous dans ce courant&#8239;?</h3><p>Dunkin’ est effectivement positionné sur le coffee-shop, voire sur le beverage-shop, avec une offre boisson qui va bien au-delà du café. Nous avons toujours nos produits iconiques, les donuts, mais ils prennent de moins en moins de place. Nous également vendons des pains au chocolat, des croissants, des sandwichs frais, et des boissons autour du café, de la lemonade (citronnade), du thé vert ou de l’eau gazeuse.</p><h3>Quelle est la place des boissons désormais&#8239;?</h3><p>Quand nous avons commencé à ouvrir le marché, elles représentaient 35&#8239;% de notre mix. Aujourd’hui, c’est 50&#8239;%, avec au moins une boisson sur chaque ticket vendu. Nous avons 5 temps forts dans l’année, pendant lesquels nous en lançons en général 3 à 4… En mai, exceptionnellement, nous avons sorti une quinzaine de boissons glacées.</p><h3>C’est une manière d’attirer la Gen-Z&#8239;?</h3><p>Les jeunes sont les premiers à pousser la porte des coffee-shops. Ils y entrent moins par le café que par les boissons aromatisées, rafraîchissantes, énergisantes ou fonctionnelles. La catégorie des boissons glacées est celle qui a la plus forte croissance, et c&rsquo;est pour ça que nous innovons énormément dessus et continuerons à le faire. Elles représentent 80&#8239;% des nos ventes boissons&#8239;; en janvier, nous étions déjà à plus de 50&#8239;%. La saisonnalité existera toujours, parce qu’à 38°, on n’a pas forcément envie de boire un chocolat chaud, mais celle-ci est en train de s&rsquo;estomper…</p><p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2812" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-MANGO-PINEAPPLE-PROTEIN-REFRESHER-300x300.png" alt="Le refresher mangue ananas de Dunkin'" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-MANGO-PINEAPPLE-PROTEIN-REFRESHER-300x300.png 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-MANGO-PINEAPPLE-PROTEIN-REFRESHER-150x150.png 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-MANGO-PINEAPPLE-PROTEIN-REFRESHER-100x100.png 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-MANGO-PINEAPPLE-PROTEIN-REFRESHER.png 400w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><h3>Quel type de boissons glacées proposez-vous&#8239;?</h3><p>Principalement des boissons aromatisées glacées rafraîchissantes, et surtout, personnalisables&#8239;: vous pouvez choisir votre base, lemonade, thé vert, eau pétillante. Dans notre métier, la personnalisation est extrêmement importante. Nous avons également une tireuse à café pour faire du cold brew, du nitro (du cold brew gazéifié), notre citronnade, notre thé aussi. Nous n’avons pas beaucoup investi sur le cold brew, mais nous allons le faire, notamment avec une nouveauté en septembre, parce que c’est une bonne base d&rsquo;innovation&#8239;: on peut l&rsquo;aromatiser, l&rsquo;accompagner avec d&rsquo;autres saveurs, d&rsquo;autres boissons…</p><h3>Le matcha et l’ube sont-ils des indispensables aujourd&rsquo;hui&#8239;?</h3><p>En avril, nous avons sorti trois matcha aromatisés, fraise, mangue et passion, au taux de prise exceptionnel. Nous proposons aussi du spanish latte, mais pas de ube. Je ne sais pas si cette trend va s&rsquo;installer. Je crois que le taux de prise n&rsquo;est pas excellent chez nos concurrents… C’est un équilibre à trouver&#8239;: toutes les innovations ne sont pas là pour faire exploser les ventes, mais aussi pour montrer qu&rsquo;on innove.</p><h3>Et le café, que représente-t-il aujourd&rsquo;hui&#8239;?</h3><p>15&#8239;% de notre mix boisson je pense. Dans les 20&#8239;% de ventes de boissons chaudes, beaucoup sont à base de café. Et le café latte figure dans notre top 5, avec la starlight lemonade, une autre boisson rafraîchissante à base de limonade, et les deux refreshers mangue/passion et dragon fruit. Dans le top 10 figurent aussi les frappés, base caramel ou vanille.</p><h3>Vanille, caramel, noisette, c’est le trio gagnant&#8239;?</h3><p>Oui, c&rsquo;est ce qui marche bien quand on aromatise, surtout dans les cafés. On va aussi vers des arômes différents, passion, mûre, lemonade rose, des saveurs un peu exotiques qui plaisent. Il y a aussi l&rsquo;effet instagrammable, c&rsquo;est important chez les jeunes. Tout ce qui est très coloré se vend bien. Je vous parlais de la starlight lemonade, elle est bleu électrique&#8239;! Ce côté instagrammable, on le voit aussi avec nos donuts, une belle plateforme d&rsquo;innovation sur laquelle nous arrivons à faire des choses assez rigolotes. Cet été, on a un donut smiley avec des lunettes de soleil&#8239;; on a des donuts pina colada, mojito, spritz et on a associé le mocktail avec… C’est intéressant parce que les jeunes boivent de moins en moins d&rsquo;alcool et que le duo donut-boisson fonctionne bien.</p><p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2813" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-STARLIGHT-LEMONADE-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-STARLIGHT-LEMONADE-300x300.png 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-STARLIGHT-LEMONADE-150x150.png 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-STARLIGHT-LEMONADE-100x100.png 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/07/400X400-STARLIGHT-LEMONADE.png 400w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><h3>Certains parlent de “desserts à boire”, est-ce un axe d’innovation&#8239;?</h3><p>C&rsquo;est quelque chose sur lequel on travaille. Nous allons d’ailleurs sortir une boisson en septembre. Je ne vais pas vous donner la recette là, mais effectivement, nous faisons des donuts, nous faisons des boissons, ça pourrait être un petit mix. Le dessert peut être travaillé aussi dans le goût, avec par exemple une aromatisation tiramisu.</p><h3>Quid de votre positionnement prix&#8239;?</h3><p>Le panier moyen est autour de 8 €&#8239;; au début il était beaucoup plus élevé parce que tiré par les donuts (vendus par boîtes de plusieurs unités). Nous devons continuer avec une proposition de valeur super intéressante, équilibrée, un bon rapport qualité-prix-quantité&#8239;: 9,50 € par exemple, le menu sandwich frais-dessert- boisson taille medium.</p><h3>Avez-vous un programme de fidélité&#8239;?</h3><p>Le programme de fid de QSRP vous permet de gagner des points, des cadeaux, il y a de la gamification. Désormais, nous avons 30000 clients dans notre base. C’est une formidable ressource pour analyser et comprendre nos clients… Nous allons bâtir d’ici à 2027 un CRM ciblé sur leurs goûts.</p><h3>On dit le modèle économique du coffee-shop difficile&#8239;?</h3><p>Avec une cible de chiffre d’affaires de 700 &#8211; 800 k€ par point de vente, notre modèle économique est plus tendu que celui d’un McDo ou d’un autre établissement de restauration rapide. Nous sommes aussi sur de la récurrence. Ça veut dire qu&rsquo;il faut que nos emplacements soient là où il y a du passage, et du passage qualifié qui corresponde à notre clientèle.</p><p>Ensuite il faut créer de la fréquence. Le donut reste un très bon produit d’appel mais il ne la crée pas. Il faut donc venir avec des boissons et des produits nouveaux, pour pouvoir vivre de 7h30 à 20h30. C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;on élargit notre gamme avec des sandwiches frais faits sur place. Ce sont des choses sur lesquelles nous allons accélérer en 2027.</p><h3>Quelle est d’ailleurs la ventilation du chiffre d’affaires par moments de consommation&#8239;?</h3><p>En centre-ville, le matin jusqu’à 11h représente entre 18 et 20&#8239;%, le midi, autour de 20&#8239;%, l’après-midi est très fort, avec 40-45&#8239;% jusqu’à 18h, et une dernière tranche jusqu’à la fermeture, avec près de 20&#8239;%. En centre commercial, c’est un peu décalé, car on ouvre à 10h, qu’on n’a pas ce flux du matin lié au départ au travail. L’enjeu pour nous, c’est d’équilibrer tous les moments, donc de renforcer le matin, le midi, de développer encore l’après-midi et pourquoi pas d&rsquo;envisager un happy hour en décalant l’heure de fermeture. Les consommateurs viendraient manger un petit snack et boire une boisson non alcoolisée… Par ailleurs, nous avons de très bons résultats en livraison -le donut s’y prête bien- et nous avons de la demande pour de la livraison jusqu’à 22h. Nous allons tester dans 1 ou 2 points de vente, et, si ça a de l’intérêt, rester peut-être ouverts le soir uniquement en livraison.</p><h3>C’est de l’adaptation permanente&#8239;?</h3><p>Il faut savoir être agile, bon sur la top line et la rentabilité, innover sans complexifier les process ni fragiliser la supply chain. Nous ne voulons nous mettre aucune limite, ni sur les formats, ni sur la R&amp;D, ni sur l’offre. On a la chance d’être le master franchisé d’un groupe qui nous laisse beaucoup de latitude.</p><h3>Quel développement prévoyez-vous&#8239;?</h3><p>Nous avons 11 shops, 7 en propre, 3 en franchise et 1 en travel retail avec SSP. Nous allons ouvrir cette année une vingtaine d’établissements, 2 en succursale, le reste en franchise, ce qui fera une trentaine à la fin de l’année, et nous allons nous exporter en province. Cette année, nous ferons 70&#8239;% de notre développement dans les centres commerciaux, pas dans leur food court, mais sur le parcours shopping client&#8239;: on est une pause gourmande. Nous allons continuer à nous implanter en centre-ville aussi, mais il faut trouver l&rsquo;endroit malin où être visible sans être sur l&rsquo;artère principale parce que les loyers y sont exorbitants. Quand votre chiffre d’affaires s’élève à 700 000 euros, vous ne pouvez pas vous autoriser un loyer à 120 000 €. C&rsquo;est compliqué parce qu’il nous faut de l’espace -100 à 120 m2- pour offrir une expérience coffee-shop, même si nous avons aussi un kiosque de 40 m2-.</p><h3>Comment voyez-vous Dunkin à 3 ou 5 ans&#8239;?</h3><p>Je veux en faire une marque populaire au bon sens du terme, un endroit dans lequel on se sent bien et où l’on trouve l’offre adaptée quel que soit le moment. Nous pouvons aller à plus de 300 unités à terme. Nous avons beaucoup de potentiel en travel retail, dans les aéroports ou les gares, nous pourrions peut-être ouvrir des formats différents, des foodtrucks, des containers, des établissement dédiés uniquement à la boisson….</p><p><em>Propos recueillis en juillet 2026</em></p>								</div>
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		<title>Logis Hôtels&#8239;: Comment piloter la transition environnementale et sociale de plus de 2000 établissements&#8239;?</title>
		<link>https://rezooh.net/interview-alice-coquema-transition-rse-logis-hotels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les paroles du Rézooh]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour opérer la transition d’un réseau comme celui de Logis Hôtels, plus de 2000 hôtels et 1700 restaurants, il faut évidemment créer des outils, mais pas que. Il faut aussi sensibiliser, convaincre, montrer les bénéfices dans la vraie vie, comprendre les contraintes des adhérents et être épaulée par la direction générale du groupe… C’est la conviction d’Alice Coquema, cheffe de projet RSE depuis bientôt 2 ans.]]></description>
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									<p>Son Bachelor à l’Institut Paul Bocuse (<strong>Lyfe</strong>) en poche, Alice Coquema choisit de se spécialiser avec un master. Son objectif&#8239;? Accompagner les entreprises du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration dans leur <strong>transition environnementale et sociale</strong>… Ce qu’elle fait d’abord au Pullman Montparnasse puis, depuis 2024, comme <strong>cheffe de projet RSE dans le Groupe Logis Hôtels</strong>, “1 hôtel tous les 12 kms en France”. Elle y décline l’<strong>indicateur interne RSE</strong> Act-Eco à la restauration, accompagne la <strong>labellisation Lucie</strong>, crée de la <strong>documentation</strong>, sur la Gastronomie Durable, les économies d’eau ou d’énergie, les subventions… Et <strong>sensibilise les membres du réseau</strong>. En 2025, quand le groupe acquiert auprès de Majorian <strong>Teritoria</strong> avec ses 300 établissements premium, et <strong>Peace&amp;Work</strong>, son label ès-QVCT (de son côté Sodexo reprend à Majorian le calculateur d’<strong>empreinte carbone Clorofil</strong>&#8239;et la <strong>centrale d’achat Cadhi</strong> avec lequel le groupe Logis Hotels est engagé pour 3 ans, ndlr) elle ajoute de nouvelles cordes à son arc&#8239;: le pilotage des <strong>bilans carbone et RH</strong>, le suivi des actions de l’<strong>entreprise à mission</strong>.</p><h3>Une partie de votre mission consiste à gérer Act-Eco, pouvez-vous nous en parler&#8239;?</h3><p>C’est un indicateur interne sur la RSE à destination des hôteliers&#8239; du Groupe Logis Hôtels. Un premier volet avait été dressé par mon prédécesseur pour la partie hébergement. J’ai développé le deuxième volet dédié à la partie restauration, toujours sur le même principe, un questionnaire d&rsquo;une soixantaine d’items sur tout ce qui concerne la RSE, depuis les approvisionnements ou l&rsquo;élaboration d&rsquo;une carte responsable en passant par les économies d&rsquo;énergie, les déchets, la partie sociale. C’est un vecteur de communication&#8239;: les hôteliers obtiennent une note sur 10, que nous mettons en avant sur notre site. C&rsquo;est un comparatif pour tous les établissements de notre réseau. Un an et demi après le lancement, 70 à 80&#8239;% des hôtels l’ont rempli, c&rsquo;est pas mal.</p><h3>Qu’est-ce que qu’il s’en dégage&#8239;?</h3><p>Les hôteliers ont du mal à identifier ce qu&rsquo;est un produit, une pêche ou une viande responsables, à faire le tri entre les labels. Leur connaissance de la végétalisation des menus, de l&rsquo;offre végétarienne est encore faible. Ils sont très avancés sur le tri des déchets. Moins sur les pratiques sociales&#8239;: ils passent un peu à côté des enjeux de bien-être des collaborateurs, de conditions de travail en cuisine, de climatisation, d’ergonomie des postes, d’aménagement des horaires… A nous de leur faire prendre conscience de l’importance de ces paramètres.</p><h3>Il me semble que le Groupe Logis Hôtels compte 1900 hôtels et 1400 restaurants&#8239;?</h3><p>Effectivement, mais il y a une petite nouveauté&#8239;! En octobre dernier, nous avons racheté à Majorian Teritoria, 300 hôtels-restaurant premium. C’est une entreprise à mission&#8239;; ça signifie qu’elle définit dans ses statuts des objectifs et les actions liées. Nous devons animer ces actions, les déployer, les suivre… C’est très intéressant, et ça nous permet de tirer l&rsquo;ensemble du groupe vers ces enjeux. Nous venons d&rsquo;être audités par un organisme tiers, nous conservons ce statut d’entreprise à mission… Mais nous allons remanier certains objectifs, trop portés sur la communication&#8239;: nous voulons prendre des engagements plus corrélés avec ce que nous faisons dans le groupe, comme le bilan carbone et le diagnostic RH. Nous allons voir comment choisir des actions plus impactantes et définir des remontées de la data.</p><h3>Vous parlez de bilan carbone&#8239;?</h3><p>Teritoria s’est engagé à faire faire un bilan carbone à tous ses hôteliers avec la plateforme Clorofil (autre propriété de Majorian, passée en 2025 dans les mains de Sodexo, ndlr). C’est une super démarche, un bilan carbone très précis qui prend en compte tout le scope 3, avec un degré de détail incomparable. Certains hôtels rechignent, car c’est une démarche longue et lourde. Ils voient la charge de travail, pas le bénéfice derrière. Ni les réductions de coût d’exploitation qu’ils peuvent en tirer. Et ils ne savent pas franchement comment valoriser ce bilan carbone auprès de leurs clients. C’est vrai que la clientèle loisir est plus sensible au rapport qualité-prix, mais pour la clientèle business, ce critère joue énormément. En tout cas, nous incitons vraiment les hôteliers à le faire, d’autant que le coût de Clorofil est compris dans leur cotisation. Mais nous ne voulons pas non plus que ce soit un vecteur de mécontentement du réseau, de problème d&rsquo;adhésion à la marque en général.</p><h3>Pour ceux qui l’ont réalisé, qu&rsquo;est-ce qui ressort ?&#8239;</h3><p>40&#8239;% des hôtels du réseau Teritoria ont réalisé ce bilan carbone, mais nous n’avons pas encore analysé les données. Et à la différence des établissements du Groupe Logis Hôtels, ils passent encore par leur centrale d’achat Cadhi. Ce qui ne nous permet pas d’avoir un retour fin sur les descriptions de produit…</p><h3>Pourriez-vous faire faire ce bilan aux établissements du Groupe Logis Hôtels&#8239;?</h3><p>A partir de la rentrée, nous allons travailler avec Clorofil pour voir si nous pouvons élaborer une version qui permettrait d’alléger le travail et la facture… Et donc de mettre en œuvre ce bilan dans le Groupe Logis Hôtels aussi.</p><h3>Il y a aussi un diagnostic RH chez Teritoria&#8239;?</h3><p>Le groupe s’est engagé dans un diagnostic des pratiques sociales avec son label interne Peace&amp;Work que nous avons racheté en même temps que le groupe. Pour ce label, le premier dédié à la QVT dans l’hôtellerie-restauration, ce sont les collaborateurs qui notent l’hôtel-restaurant. A partir des résultats, l’établissement obtient un rapport, des recommandations, un plan d’action et un statut Bronze, Silver ou Gold… Facile d’accès -il s’est très bien déployé chez &#8239;Teritoria-, nous souhaitons le dupliquer dans le Groupe Logis Hôtels -25 établissements l’ont déjà fait-, mais aussi à l&rsquo;externe.</p><h3>En fait, une partie de votre travail consiste à faire de l’évangélisation&#8239;?</h3><p>Exactement. Comme notre réseau est énorme, ce qui est hyper intéressant, c’est que nous avons trois catégories d’hôteliers&#8239;: une cinquantaine de prescripteurs très engagés, des meneurs capables d’évangéliser les autres établissements de leur région et sur lesquels nous comptons beaucoup&#8239;; des réfractaires, bruyants, opposés aux actions en matière de RSE qu’ils voient comme des contraintes, et que nous devons convaincre. 90&#8239;% des hôteliers se laissent porter, se conforment à la réglementation sans trop renâcler et s’engagent s’ils voient que quelque chose se passe bien.</p><h3>En 2026, certains estiment que l’enjeu RSE recule. Ressentez-vous ce désengagement&#8239;?</h3><p>Dans le réseau, non, d’autant que nous continuons à alimenter le sujet avec des ressources, des outils, des communications. La locomotive est toujours là, donc les adhérents suivent. Nous commençons à avoir pas mal de retours d&rsquo;expérience, c&rsquo;est là-dessus que nous nous appuyons&#8239;: les bénéfices que tire tel hôtelier de son composteur, de son récupérateur d’eau de pluie ou de ses panneaux solaires donnent envie aux autres d’accompagner le mouvement. La réglementation nous aide aussi.</p><h3>Quels sont vos autres grands chantiers&#8239;?</h3><p>Celui sur la centrale d&rsquo;achat, que nous menons avec nos fournisseurs référencés et nos distributeurs (Transgourmet et Pomona)&#8239;; nous devons agir sur nos mercuriales pour qu&rsquo;elles puissent répondre aux besoins et qu&rsquo;elles soient alignées avec nos engagements, avec suffisamment de produits durables, responsables, de saison. Nous n’avons plus d’œufs de catégorie 3, on en a encore parfois de catégorie 2, parce qu’en termes d’approvisionnement, c’est compliqué. Nous avons réduit le grammage des pièces de viande à 150 grammes. Nous essayons de référencer au maximum des fournisseurs avec des produits ou des services éco-conçus et d’être source d&rsquo;innovation. Par exemple, nos hôteliers se plaignaient de crouler sous les cartons de livraison. Nous avons donc accompagné le projet pilote de bac consigné de Transgourmet avec Pandobac. Logistiquement, c&rsquo;était plus compliqué que ce qu&rsquo;ils avaient imaginé. Ce test à Carquefou ne concernait finalement que 150 hôteliers, et encore, sur des catégories très restreintes comme le poisson frais mais pas les coquillages…</p><p>Les achats, c’est un gros chantier, qui va demander encore beaucoup de temps car il y a une latence importante entre ce qui est décidé et ce qui est implémenté…</p><p><em>Propos recueillis en juillet 2026</em></p><p><strong>&#8239;</strong></p><p><strong>&#8239;</strong></p>								</div>
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		<title>Coffee-shops, burgers, pizzas&#8239;: Arla Pro fait le plein d&#8217;innovations</title>
		<link>https://rezooh.net/arla-pro-glace-fromage-alternative-vegetale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 12:40:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[La marque BtoB de la plus grande coopérative laitière européenne continue d’innover pour les professionnels du snacking, du burger et de la pizza avec des produits laitiers évidemment, mais pas seulement… Avec des alternatives végétales aussi.]]></description>
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									<p>Détenue par 8000 éleveurs-propriétaires,<strong> Arla Foods</strong> est la plus <strong>grande coopérative laitière européenne</strong>. Nourrie de son ADN scandinave, elle a le développement durable rivé à sa stratégie -d’ailleurs, elle a mis en place des incitations financières pour les éleveurs qui réalisent des actions concrètes de réduction des émissions-. Sa force&#8239;? C’est <em>«&#8239;la maîtrise complète, du champ à l’assiette&#8239;»</em>, souligne Amal Belkaid, directrice Marketing d’<strong>Arla Pro. Cette division dédiée aux pros</strong> créée en 2018 met <em>«&#8239;son expertise centenaire au service du food service&#8239;»</em>, rappelle-t-elle, c’est-à-dire qu’elle soutient, accompagne et inspire les chefs, les pros du snacking et de la boulangerie avec des innovations pour chacun des secteurs.</p><h3>Des produits au plus près de chacun des segments</h3><p><br />Pour le snacking, elle <strong>complète sa gamme de Cream Cheese</strong> de deux versions. D’abord une <strong>tartinable</strong>, crémeuse, prête à l’emploi et facile à travailler, idéale pour accompagner les mezze, les wraps, fatayers et autres recettes levantines et une autre, <strong>extra-stable. En bloc</strong> facile à portionner, elle est parfaite pour les desserts.</p><p>Pour les coffee-shops, outre une boisson au lait d’avoine à la micro-mousse fine et à la texture onctueuse proche du lait, elle a élaboré un <strong>lait barista 3&#8239;%</strong> et surtout un Cold Foam. Cette mousse de lait prête à l’emploi, <em>«&#8239;véritable innovation de rupture&#8239;»,</em> est moins compacte qu’une chantilly.</p><h3>Des déclinaisons végétales</h3><p>Sur un segment sur lequel il y a un réel engouement,<strong> la glace</strong>, elle sort un <strong>mix glace vanille</strong> à fonte lente avec jusqu&rsquo;à 80&#8239;% de taux de foisonnement… Et elle <strong>lance son pendant végétal,</strong> un mix glace vanille <strong>à base de fève</strong>, jusqu’à 60&#8239;% de taux de foisonnement.</p><p>Pour les burgers, la marque a conçu un <strong>cheddar à fonte rapide</strong> en tranches et au coût portion optimisé validé par son ambassadeur, le champion du monde du burger 2023 Joannes Richard. Quant aux pizzas, elles ne sont pas en reste puisque le premier fabricant de mozzarella en Europe lance un <strong>mix mozzarella emmental type</strong> au fondant généreux, et un <strong>fromage bleu danois IGP</strong> émietté, qui apporte du relief aux recettes chaudes ou froides.<br />A noter qu’en France, Arla Pro compte une quinzaine de personnes, pour 30 M€ de chiffre d’affaires.</p>								</div>
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