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	<title>Rézooh</title>
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	<title>Rézooh</title>
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		<title>Tout sur la canicule, les marchés publics, les enjeux des exploitants, Breizh Café et le Groupe Baudaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 21:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[Au cours de cette deuxième quinzaine de juin 2026, on a eu des arrivées remarquées (Virginie Malekzadeh à la tête du Geco Food Service, et Jean-Luc Duval à&#8239; la Coopération agricole), des reprises de contrôle symptomatiques (Krispy Kreme vs&#8239; Wagram Finances), des cessions emblématiques (Pizza Hut), des ouvertures féériques (Jungle Palace d&#8217;Ephemera). Nous avons choisi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de cette deuxième quinzaine de juin 2026, on a eu des <strong>arrivées remarquées</strong> (<span style="font-weight: 400;">Virginie Malekzadeh à la tête du Geco Food Service, et Jean-Luc Duval à&#8239; la Coopération agricole), des <strong>reprises de contrôle symptomatiques</strong> (</span><span style="font-weight: 400;">Krispy Kreme vs&#8239; Wagram Finances), des <strong>cessions emblématiques</strong> (</span><span style="font-weight: 400;">Pizza Hut), des <strong>ouvertures féériques</strong> (Jungle Palace d&rsquo;Ephemera).</span></p>
<p>Nous avons choisi de nous concentrer sur</p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;">&#8239;La <strong>canicule</strong>, parce qu’elle n’est pas un phénomène isolé, et nous oblige tous à nous prémunir et repenser l’avenir.</span></li>
<li>&#8239;Le <strong>baromètre Rational sur les exploitants de restaurant</strong> dans 5 pays dont la France, qui permet de dresser les principaux enjeux auxquels ils sont confrontés.</li>
<li>L’<strong>observatoire d’Ytera sur les marchés publics de denrées alimentaires,</strong> parce qu’il montre le chemin à parcourir pour rendre l’appro de la restauration collective plus <strong>durable.</strong></li>
<li>La <strong>prise de contrôle par Artemis de Breizh Café</strong>, parce que c’est une enseigne avec des valeurs et du potentiel.</li>
<li>Le<strong> redressement judiciaire du groupe Baudaire,</strong> parce qu’il est révélateur d’une situation critique pour nombre d’opérateurs du secteur.</li>
</ol>
<div class="_df_book df-lite" id="df_2596"  _slug="tout-sur-la-canicule-les-marches-publics-les-enjeux-des-exploitants-breizh-cafe-et-groupe-baudaire" data-title="tout-sur-la-canicule-les-marches-publics-les-enjeux-des-exploitants-breizh-cafe-et-groupe-baudaire" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2596 = {"outline":[],"autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Les-5-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-juin-2026-qui-font-bouger-la-filiere-RHD-2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>
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		<title>Gaston à la Campagne, le pari fou -et réussi- de la livraison dans les zones rurales</title>
		<link>https://rezooh.net/je-pensais-etre-un-restaurateur-qui-fait-de-la-livraison-je-suis-un-logisticien-qui-fait-de-la-food/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 12:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les paroles du Rézooh]]></category>
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					<description><![CDATA[Fondé en 2021, Gaston à la Campagne livre les repas là où les autres ne vont pas, dans les zones rurales du 78. Après des premières années passées à adapter, peaufiner et sécuriser le modèle, vient le temps de l’accélération, comme nous l’explique son fondateur, Thomas Barenfeld...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2632" class="elementor elementor-2632" data-elementor-post-type="post">
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									<p>La livraison, Thomas Barenfeld connaît bien, pour l’avoir expérimentée, notamment chez Côté Sushi. L’opérationnel, il l&rsquo;a mis en œuvre chez Buffalo ou à la tête de La Piadina. Le marketing, l’offre, la R&amp;D, il sait ce que c’est, puisqu’il l&rsquo;a pris en charge chez class’croute. Bref, il n’a rien d’un novice en restauration. Et pourtant, Gaston à la Campagne, qu’il a financé sur fonds propres, a été <em>«&#8239;l’expérience la plus dure de ma vie&#8239;»</em>.&#8239; Ce service de livraison de repas minute qui combine toutes ses passions <em>«&#8239;la mécanique, la voiture, la cuisine&#8239;»</em>, a pris du temps pour trouver son modèle économique… C’est chose faite, raconte celui qui se dit <em>«&#8239;meilleur manager que photographe&#8239;»</em>, le métier auquel il se destinait pourtant. Toujours en veille sur les signaux faibles de la consommation, pour adapter le plus finement son offre, il continue en parallèle de conseiller des enseignes sur l’innovation ou la gouvernance des réseaux… Pendant que la cofondatrice Salomé Cousin, son élève quand il enseignait à l’ISG, gère les RH et l’opérationnel…</p><h3>Quel est selon vous l’enjeu de la restauration livrée&#8239;?</h3><p>L’éthique. Le client doit être respecté en ne surpayant pas. Le restaurateur doit gagner sa vie correctement pour sa production. Le livreur ne doit pas être exploité&#8239;: sa rémunération a-t-elle augmenté le 1<sup>er</sup> juin 2026 lors de la revalorisation du SMIC&#8239;? On ne crée pas de chaîne de valeur vertueuse quand une multinationale décide de prendre la plus grosse part au détriment des autres parties.</p><h3>Et quel est l’enjeu de Gaston à la Campagne&#8239;?</h3><p>Industrialiser notre capacité à scaler. En testant notre capacité à prendre des marchés, des plus ruraux jusqu’au péri-urbains et en s’assurant de la robustesse de notre système en cuisine, car si la performance économique vient de notre offre large, c’est aussi une limite opérationnelle.</p><p>&#8239;<img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2659" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--300x300.jpeg" alt="Burger de Gaston à la Campagne, le service de livraison de repas fait sur place livré en zones rurales" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--300x300.jpeg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--150x150.jpeg 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--768x768.jpeg 768w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--600x600.jpeg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre--100x100.jpeg 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/le-volfoni-dautomne-carre-.jpeg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /> &#8239;</p><h3>Comment vous est venue l’idée du concept&#8239; &#8239;?</h3><p>En 2021, je dirigeais la Piadina pour French Food Capital. J’ai décidé de mettre le service Uber Eats hors ligne car le chiffre d’affaires commissionné n’allait pas avec le compte de résultat, surtout dans les 12 établissements en centre commercial sur 13, avec leurs loyers élevés&#8239;! Mais comme c’était la Covid, on nous a annoncé que nous n’avions plus que la livraison comme canal… Je me retrouve chez moi, dans mon village de 600 habitants dans les Yvelines, et je décide de créer un service de livraison dédié aux zones rurales. Je voulais d’ailleurs l’appeler Hubert à la Campagne, deux avocats m’en ont dissuadé&#8239;!</p><h3>Comment organisez-vous la livraison dans cette partie du 78&#8239;?</h3><p>Nos livreurs sont salariés et livrent en voiture… Je me souviens, quand j’étais chez Côté Sushi, des livreurs en scooter, qui cherchaient à se réchauffer les jours de pluie ou d’hiver, et le turnover qui allait avec… C’est pour cette raison, et pour leur sécurité, que je voulais qu’ils livrent en voiture, mais alors comment gagner de l’argent&#8239;? J’ai fait les calculs, j’achète des voitures entre 5000 et 6000 euros, je les amortis sur 4 ans. Chaque livraison me coûte ainsi entre 5 et 7 €, en fonction du nombre de livraisons par aller-retour, soit entre 1,7 et 1,9.</p><h3>Le conflit au Moyen-Orient n’a-t-il pas grevé les coûts de livraison&#8239;?</h3><p>Il impacte très peu. Nous faisons 1100 livraisons par mois environ&#8239;: le poste essence a pris maximum 200 €. Les 4 points supplémentaires sur le coût employeur du SMIC en juin sont beaucoup plus lourds.</p><h3>Justement, comment se ventilent vos coûts&#8239;? Quel est votre modèle économique&#8239;?</h3><p>Avec entre 12 et 14 salariés, le staff cost s’élève à 32-33&#8239;% livraison incluse, le food cost est aux alentours de 28&#8239;%, là aussi en intégrant le prix de la livraison, c’est plutôt généreux.</p><p>Pour maîtriser mon modèle, nous devons viser un ticket moyen élevé. Il est désormais de 48 € (dont 3,5 € de coût de livraison), et nous imposons un minimum de commande en fonction de la zone. Nous sommes un vrai brick and mortar, avec une cuisine de 220 m2, des employés en CDI. Le chiffre d’affaires, réalisé à 100&#8239;% en ligne, devrait s’élever cette année à 700 000 €, pour un loyer de 12000 €. Je suis très low en capex, car je ne peux pas avoir des charges opérationnelles et des capex. Si la première année, mon EBE était négatif, à -20&#8239;%, il est aujourd’hui entre 17 et 18 %&#8239;; avec 3 points d’amortissement, c’est bien.</p><h3>Les premières années ont été compliquées, pourquoi&#8239;?</h3><p>Des soucis de ratios, de taux d’effort, un ticket moyen pas assez élevé, la guerre en Ukraine&#8230; Mais il fallait aussi comprendre notre modèle opérationnel, et voir comment optimiser la prise des commandes et leur délivrance. C&rsquo;est la partie la plus dure. Je pensais que nous étions un restaurateur qui faisait de la livraison, c’est l’inverse. Nous sommes d’abord des logisticiens, même si nous faisons beaucoup de création food.</p><h3>Faites-vous appel à l’IA pour optimiser la logistique&#8239;?</h3><p>Non, à l’humain&#8239;; j’ai un poste extrêmement important, le dispatch fabrication / livraison. Il faut faire très attention à l’IA. Regardez ce qu’il vient de se passer aux Etats-Unis, avec ce franchisé Pizza Hut qui a attaqué la maison-mère (il accuse le système d’IA mis en place par la tête de réseau d’avoir désorganisé les opérations, ralenti les livraisons, généré de l&rsquo;insatisfaction et donc de lui avoir coûté 100 M$, ndlr). Quand le livreur est à 10 mn, nous lançons la cuisson. Plus je fabrique la commande au plus près de son départ, meilleures sont la qualité et la satisfaction client. Je les détériore si je me mets à vouloir optimiser la livraison à tout prix.</p><h3>Quelle est votre offre food&#8239;?</h3><p>A l’ouverture, j’ai fait du burger, du poke et de la street food asiatique -pas de sushi, trop technique et gourmand en masse salariale. En fait, je voulais combiner l&rsquo;offre d&rsquo;un Big Fernand, d&rsquo;un Pokawa et d&rsquo;un Pitaya… Aucun de ces 3 acteurs n’allait s’implanter dans ma zone rurale, ce qui me laissait le temps de créer un pouvoir d’attractivité suffisant pour atteindre mon seuil de rentabilité. Le taux de prise était alors à 70-75&#8239;% drivé par le burger&#8239;: les clients commandaient chez moi pour le côté fonctionnel, je voulais qu’ils le fassent pour le plaisir. Nous avons donc sorti de nouvelles marques&#8239;: nous en avons 7, dont depuis l’année dernière du crousty poulet, vendu entre 15 et 16 €, mais décliné en 6 recettes avec les sauces Gaston à l’identité culinaire marquée, avec des toppings&#8230; Je vais éliminer une marque, la Waffle hot chicken, peut-être trop en avance, et en ajouter une, hyperprotéinée, d’ici à la fin de l’été. Nous sortons également une collection capsule toutes les 8 semaines. Tout cela avec une vraie maîtrise de notre mercuriale grâce à la transversalité des ingrédients entre les marques&#8239;; la mercuriale compte 210 produits, hygiène comprise, pour 50 plats à la carte.&#8239;Le burger reste une locomotive, mais il ne représente plus que 55&#8239;% des ventes.</p><p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2657" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-300x300.jpeg" alt="Poke bowl signé Gaston à la Campagne" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-300x300.jpeg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-150x150.jpeg 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-768x768.jpeg 768w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-600x600.jpeg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058-100x100.jpeg 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5058.jpeg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><h3>Quelle place pour les desserts et les boissons&#8239;?</h3><p>Côté sucré, même si nous avons une gamme assez importante avec une dizaine de références, dont une gaufre Nutella-banane au taux de prise très important, je pense que nos clients prennent peu de dessert en livraison. Nous travaillons surtout la boisson faite maison&#8239;: nous proposons du thé glacé et une citronnade en bouteille 25 cl, mais je viens d&rsquo;acheter une machine pour sceller les canettes, ça va me permettre d’ouvrir le champ des possibles, avec du matcha latte et d&rsquo;autres boissons plus fonctionnelles… Car cet investissement de 1000 €, j&rsquo;espère bien le rentabiliser&#8239;! Il devrait permettre d’augmenter sensiblement le ticket moyen et la marge, car si son foodcost est comparable à celui d’une boisson industrielle, la boisson faite maison est vendue nettement plus cher. Ce dont je suis certain, c’est que ça va renforcer la préférence de marque et les occasions de commander chez nous. Je pense que la boisson fonctionnelle peut déclencher du trafic, de l’ordre de 1 à 2&#8239;%, tout comme la boisson plaisir.</p><h3>Quid de votre approvisionnement&#8239;?</h3><p>Nous sommes sur 15 à 20&#8239;% d&rsquo;approvisionnement local, à l&rsquo;instar des pâtes Mamie Odette, produites par ma femme et sa sœur dans la ferme familiale&#8239;; la viande limousine vient en direct de Beauvallet etc.</p><p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-2658" src="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-300x300.jpeg" alt="Salade de chez Gaston à la Campagne" width="300" height="300" srcset="https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-300x300.jpeg 300w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-150x150.jpeg 150w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-768x768.jpeg 768w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-600x600.jpeg 600w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre-100x100.jpeg 100w, https://rezooh.net/wp-content/uploads/2026/06/la-douce-salade-carre.jpeg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p><h3>Vos collaborateurs sont multitâches&#8239;?</h3><p>Au début, j&rsquo;avais une équipe dédiée à la livraison,&#8239;une autre en cuisine. Quand les livraisons étaient finies, les premiers regardaient les seconds faire la remballe. Moi j’ai un compteur dans la tête&#8239;: ça me coûtait 16 à 17 € de l’heure par salarié, soit 60 € par heure pour rien… Et les chiffres grimpent très vite. Donc aujourd&rsquo;hui,&#8239;la charge est lissée&#8239;: &#8239; tout le monde travaille sur tout. C’est la porte ouverte vers la progression des salariés. Robin, par exemple, est entré comme livreur à temps partiel pendant ses études, il va devenir manager d’ici à la fin de l’année.</p><h3>Vous parlez de lisser la charge de travail dans la journée, qu’en est-il de la semaine&#8239;?</h3><p>Nous sommes ouverts 7 jours sur 7 midi et soir mais fermé le samedi et dimanche midi, c&rsquo;est plus simple. Nous fonctionnons très fort le soir, mais nous allons de plus en plus vers le BtoB midi semaine… Même si notre zone d’activité compte peu d&rsquo;entreprises, nous réalisons 25&#8239;% de notre chiffre d’affaires avec les plateaux-repas.</p><h3>Cinq ans après, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru&#8239;?</h3><p>Je n’étais pas un débutant et pourtant, ça a été l’expérience la plus dure de ma vie. Pendant plus de 3 ans, j’ai mené de front 2 jobs (Gaston et la Piadina puis class’croute ndlr). Et je ne me suis pas assez concentré sur l&rsquo;opérationnel&#8239;; je n’ai pas fait assez de training en conditions réelles, d’où un churn beaucoup trop important au début&#8239;; aujourd’hui, il est très faible. Et nous avons travaillé notre communication, notre CRM, l’envoi de SMS… Nous avons un customer item value à 450 €, c’est à dire que n’importe quel client que je recrute consomme au moins ça chez nous.&#8239;!</p><h3>Votre système de livraison fonctionne autour de Méré, dans le 78. Comment envisagez-vous la suite&#8239;?</h3><p>Notre zone de livraison couvre 45000 habitants&#8239;; nous avons 7200 clients en base, mais ce sont des familles, ça veut dire qu&rsquo;on approche à peu près les 40&#8239;% de clients dans la zone de chalandise. Nous n’agrandirons pas cette zone&#8239;; si nous voulons élargir la zone livrée, nous devrons ouvrir d’autres cuisines en succursale, avant de nous lancer en franchise.</p><p><em>Propos recueillis en juin 2026</em></p>								</div>
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		<title>Le bio repart à la hausse</title>
		<link>https://rezooh.net/le-bio-repart-a-la-hausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 15:51:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les appros]]></category>
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					<description><![CDATA[Après des années de turbulences, le marché du bio renoue avec la croissance en valeur et en volume, selon l’Agence Bio. Porté prioritairement par le retail, quand la restauration reste à la traîne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2611" class="elementor elementor-2611" data-elementor-post-type="post">
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									<p><span style="font-weight: 400;">Le bio reprend des couleurs. Avec des ventes estimées à 12,6 milliards d’euros (stade détail), il a progressé de 3,6&#8239;% en 2025 vs 2024, selon l’Agence Bio. Cette progression en valeur se retrouve aussi en volume, avec un + 2&#8239;%&#8230; à comparer au + 0,3&#8239;% du secteur alimentaire dans son ensemble. C’est dire l’engouement des consommateurs, qui continuent de lui consacrer 5,8&#8239;% de leurs achats en valeur…Avec une prédominance du retail, qui représente 90&#8239;% des ventes.&#8239;</span></p><h3><b>Les circuits spécialisés et la vente directe comme moteurs</b></h3><p><span style="font-weight: 400;">Cette reprise dans le retail s&rsquo;opère à des rythmes très différents selon les circuits&#8239;:</span></p><ul><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les magasins bio spécialisés sont les </b><span style="font-weight: 400;">grands gagnants de l&rsquo;année. Ils représentent 30&#8239;% des volumes mais affichent une croissance record de </span><b>+8,5&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;">, contribuant aux deux tiers de la croissance globale en valeur.</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La vente directe </b><span style="font-weight: 400;">&#8239;progresse de </span><b>+3,8&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;"> (14&#8239;% de part de marché). Désormais près d’une ferme bio sur 2 vend sa production en direct.</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Les artisans et commerçants </b><span style="font-weight: 400;">progressent de&#8239; </span><b>+1,4&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;"> (10&#8239;% du marché).</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La grande distribution (GMS)</b><span style="font-weight: 400;"> ferme la marche avec une croissance timide de </span><b>+1,2&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;">, mais conserve la plus grosse part du gâteau (46&#8239;% du marché).</span></li></ul><p><span style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">&#8239;</span></span></p><h3><b>Une RHD à deux vitesses</b></h3><p><span style="font-weight: 400;">La </span><b>restauration hors domicile</b><span style="font-weight: 400;"> ne pèse encore que </span><b>10&#8239;% du marché total du bio</b><span style="font-weight: 400;">, soit </span><b>887 millions d’euros </b>(stade gros)<span style="font-weight: 400;">. Contrainte par la loi Egalim, la restauration collective fait logiquement office de meilleure élève&#8239;; elle s’arroge 62&#8239;% du bio du secteur, soit 552 M€, en hausse de 6,9&#8239;% en 2025 (merci les fruits et légumes frais bio, qui explosent de 17&#8239;%&#8239;!). Malgré cela, elle est loin d’atteindre les 20&#8239;% exigés par la loi Egalim… Elle serait plutôt aux alentours de&#8239; 6&#8239;%, selon l’Agence Bio. A voir si la volonté actuelle affichée par le gouvernement de rendre la restauration d’Etat exemplaire va renforcer la dynamique. De son côté, la restauration commerciale avance à petits pas, avec une hausse de 1,2&#8239;% des ventes, estimées à 335 M€.&#8239;</span></p><p><span style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">&#8239;</span></span></p><h3><b>Radiographie des produits&#8239;: ce qui cartonne, ce qui stagne</b></h3><p><span style="font-weight: 400;">Ce sont les fruits et légumes, l&rsquo;épicerie et les</span> <span style="font-weight: 400;">boissons rafraîchissantes sans alcool qui ont généré près de 60&#8239;% de la croissance globale.</span></p><ul><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Le boom des fruits&#8239;:</b><span style="font-weight: 400;"> Une année exceptionnelle dans tous les circuits, pour un résultat global à </span><b>+7,8&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;"> (contre +2,7&#8239;% l&rsquo;année précédente)</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La viande respire&#8239;:</b><span style="font-weight: 400;"> Après des années difficiles, le secteur renoue avec la croissance. La filière poulet connaît un vrai sursaut, le porc et le mouton se maintiennent. Seul le bœuf reste dans le rouge en volume, victime d&rsquo;une forte concurrence.</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La crémerie est contrastée&#8239;:</b><span style="font-weight: 400;"> Les produits laitiers frais repartent à la hausse quand le lait liquide recule et le fromage stagne. A noter le succès de la </span><b>vente d’oeufs bio</b><span style="font-weight: 400;">, en valeur (+9,5&#8239;%) comme en volume (+ 7,5&#8239;%)&#8230; qui tire la croissance de la famille bio dans son ensemble, à hauteur de 14&#8239;%.</span></li><li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">La </span><b>boul-pat va bien</b><span style="font-weight: 400;">, avec des ventes à + 6,2&#8239;% en 2025</span></li></ul><p><span style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">&#8239;</span></span></p><h3><b>Souveraineté&#8239;: moins d&rsquo;importations, mais une production sous surveillance</b></h3><p><span style="font-weight: 400;">Bonne nouvelle pour la souveraineté&#8239;: </span><b>72&#8239;% du bio consommé en France est produit sur le territoire national</b><span style="font-weight: 400;">. Et sur les 28&#8239;% de produits importés, près de la moitié concerne des denrées tropicales non substituables comme la banane, le café, le thé, le cacao ou les crevettes…banane, café, thé, cacao, crevettes)..</span></p><p><b>Le point de vigilance agricole&#8239;:</b><span style="font-weight: 400;"> Pour la première fois, la France enregistre un solde négatif du nombre de fermes bio (</span><b>-1,3&#8239;%</b><span style="font-weight: 400;">). C&rsquo;est certes mieux que la baisse globale des fermes françaises (-3,6&#8239;%), mais la surface agricole utile (SAU) en bio recule pour la 3e année consécutive (-1,1&#8239;%), s&rsquo;établissant à 10&#8239;% du territoire agricole français. Petit signal positif&#8239;: le nombre d&rsquo;installations/conversions de nouvelles fermes est reparti à la hausse par rapport aux années précédentes.</span></p><p>&#8239;</p><h3>Un nouveau dg, des missions et un budget validés</h3><p><span style="font-weight: 400;">A noter que ces chiffres, l&rsquo;Agence Bio les dévoile alors qu’elle est rassérénée sur son sort. Son budget et ses 3 missions -soutien financier aux filières, compilation/analyse des chiffres, information du grand public- ont été validés par son ministère de tutelle. Et un nouveau directeur général, </span><b>Sylvain Reverchon, </b><span style="font-weight: 400;">vient d’être nommé. Cet ingénieur agronome à la tête de l‘INAO depuis 2024, a déclaré lors de sa prise de fonction “L</span><i><span style="font-weight: 400;">a reprise de la consommation bio ne sera durable que si nous réussissons à transformer cet élan en un nouveau souffle pour nos producteurs, en sécurisant ceux qui sont engagés, en donnant confiance à ceux qui hésitent encore à se convertir ou à s&rsquo;installer et en mobilisant l&rsquo;ensemble des circuits pour donner au bio la place qu&rsquo;il mérite. C&rsquo;est ce défi collectif que je souhaite relever, aux côtés du président Bruno Martel et de l’équipe de l’Agence&#8239;».</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8239;</span><span style="font-weight: 400;">&#8239;</span></p>								</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contexte tendu, Semences à repenser, Poulet dopé, Alternatives végétales en suspens, Intelligence artificielle à méditer, rencontre Rézooh à intégrer</title>
		<link>https://rezooh.net/contexte-tendu-semences-a-repenser-poulet-dope-alternatives-vegetales-en-suspens-intelligence-artificielle-a-mediter-rencontre-rezooh-a-integrer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 10:11:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2598</guid>

					<description><![CDATA[Contexte tendu. R&#038;D sur les semences. Performances sur le poulet. Liquidation de Swap. Méditation sur l'IA. Concentration du Rézooh]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Cette deuxième quinzaine de mai a été chargée avec des <strong>cessions</strong> compréhensibles (Danone a renoncé au </span><span style="font-weight: 400;">spécialiste du kéfir, Lifeway Foods), du <strong>commerce équitable dynamique</strong> (le Label</span><a href="https://www.linkedin.com/company/agri-ethique/"><span style="font-weight: 400;"> Agri-Ethique </span></a><span style="font-weight: 400;">dépasse le milliard d’euros)&#8239;; du <strong>recul écologique</strong> (les Etoiles vertes du Guide Michelin disparaissent, remplacées par un dispositif de communication, Les Voix engagées)&#8239;; une <strong>surenchère</strong> très franco-française de <strong>lois et réglementations</strong> avérée et chiffrée&#8239;; une arrivée crainte d’un phénomène <strong>El Nino</strong> à l’été 2026 avec tous les dérèglements que cela pourrait susciter&#8239;; une i<strong>nterdiction malvenue du foie gras français au Brésil</strong>, quelques jours après la signature des accords du Mercosur.</span></p>
<p>&#8239;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais nous avons choisi de nous concentrer sur</span></p>
<p>&#8239;</p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;">Le <strong>contexte tendu</strong>. Certains opérateurs s’en sortent mieux que prévu, mais les défaillances d’entreprises s’accumulent, les retards de paiement s’allongent…</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La crise climatique oblige à <strong>repenser jusqu’aux semences</strong>. Pour doper la R&amp;D en la matière, Limagrain vient d’obtenir un important prêt de 300 M€ de la Banque Européenne d’investissement.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Le <strong>poulet</strong> n’a jamais été aussi consommé qu’en ce moment. Si ça dope les importations, ça fait aussi les beaux jours du Groupe LDC, qui enregistre des performances exceptionnelles.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est un peu la même histoire que Ynsect, a six mois d’intervalle&#8239;: Swap (ex-Umiami), le <strong>producteur d’alternatives végétales à la viande</strong>, est liquidé. Le projet était intéressant mais l’outil industriel considéré par les analystes comme disproportionné pour un marché en devenir.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">L’<strong>intelligence artificielle</strong> s’insère chaque jour davantage dans nos vies et nos univers pros… C’est bon de prendre du recul et de méditer sur ce qu’on en fait et comment on la maîtrise… Ce à quoi invite la première Encyclique de Léon XIV, Magnifica Humanitas.&#8239;</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Le report au 17 septembre de notre <strong>première rencontre du Rézooh</strong> dédiée à un enjeu majeur, l’approvisionnement de la filière RHD, ses tensions, ses solutions.</span></li>
</ol>
<p>&#8239;</p>
<p><strong>Embedded&#8239;:</strong><br />
<div class="_df_book df-lite" id="df_2596"  _slug="tout-sur-la-canicule-les-marches-publics-les-enjeux-des-exploitants-breizh-cafe-et-groupe-baudaire" data-title="tout-sur-la-canicule-les-marches-publics-les-enjeux-des-exploitants-breizh-cafe-et-groupe-baudaire" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2596 = {"outline":[],"autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Les-5-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-juin-2026-qui-font-bouger-la-filiere-RHD-2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Charcuterie, Coupe du Monde, Achats locaux, Elior, Fabulous French Brasseurs, Squeezie et les autres, Rézooh</title>
		<link>https://rezooh.net/condense-subjectif-des-actus-de-la-1ere-quinzaine-de-juin-qui-font-bouger-les-lignes-de-la-filiere-rhd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 08:18:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[Il s&#8217;est passé beaucoup de choses en cette première quinzaine de juin,&#8239;des levées de fonds structurantes (20 M€ pour Innovorder)&#8239;; des reprises éclatantes (The Fork par American Express)&#8239;; des collabs pertinentes (la chaîne de boulangerie Bo&#38;Mie et l’enseigne de café de spécialité Coutume Café)&#8239;; des nominations intéressantes (Caroline Michel à la tête de la consommation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2579" class="elementor elementor-2579" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Il s&rsquo;est passé beaucoup de choses en cette première quinzaine de juin,&#8239;<span style="font-weight: 400;">des <strong>levées de fonds structurantes</strong> (20 M€ pour Innovorder)&#8239;; des <strong>reprises éclatantes</strong> (The Fork par American Express)&#8239;; des <strong>collabs pertinentes</strong> (la chaîne de boulangerie Bo&amp;Mie et l’enseigne de café de spécialité Coutume Café)&#8239;; des <strong>nominations intéressantes</strong> (Caroline Michel à la tête de la consommation hors do de General Mills)&#8239;; une <strong>date de mise en œuvre de la REP-EPRO déviante</strong> (selon plusieurs observateurs, elle pourrait être repoussée à octobre)&#8230;</span></p>
<p></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais pour résumer cette première quinzaine de juin 2026, nous avons choisi de nous concentrer sur&#8239;:</span></p>
<p></p>
<ol>
<li><span style="font-weight: 400;">&#8239;Les <strong>engagements</strong> pris par les industriels et les artisans pour<strong> réduire encore les teneurs en sel et en acides gras insaturés dans la charcuterie</strong>.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La <strong>Coupe du Monde de Football</strong>, cet événement fédérateur sur lequel la filière RHD table pour doper les visites et les tickets moyens. Les opérateurs, notamment de la restauration rapide, multiplient les offres dédiées&#8230; Quand d&rsquo;autres craignent de possibles débordements. C&rsquo;est à partir du 20 juillet que nous pourrons en dresser le bilan.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Les <strong>achats locaux</strong> qui gagnent du terrain en restauration scolaire. Pour la première fois, leurs <strong>impacts directs et indirects ont été mesurés</strong> par Vertigo Lab pour Ma Cantine Locale.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La <strong>stratégie d’Elior</strong> depuis son rachat par Derichebourg. Après une série d’acquisitions dans le domaine alimentaire, une reterritorialisation de son fonctionnement, la SRC devient <strong>entreprise à mission.</strong>&#8239;</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">La <strong>prise de contrôle par French Food Capital de Fabulous French Brasseurs</strong>, cette alliance dynamique de 4 brasseries régionales et engagées.</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Le<strong> carton plein réalisé par Ciao Energy</strong>, la boisson énergisante lancée par les influenceurs <strong>Squeezie, Lena Situations et Inoxtag</strong>… Un nouvel exemple que les créateurs de contenu sont de vrais leviers de business.&#8239;</span></li>
<li><span style="font-weight: 400;">Notre rencontre du <strong>Rézooh</strong>, qui le 17 septembre à Paris, sur l&rsquo;<strong>approvisionnement</strong> de la filière&#8239; RHD, réunit du beau monde, de l’amont à l’aval de la filière RHD&#8239;: InVivo, l’ANIA, Compass Group, Sysco France, la Fondation Farm, The Shift Project.</span></li>
</ol>
<p><strong>Embedded&#8239;:</strong><br><div class="_df_book df-lite" id="df_2354"  _slug="decryptage-1ere-quinzaine-davril" data-title="decryptage-1ere-quinzaine-davril" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2354 = {"outline":[],"backgroundColor":"#FFFFFF","autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","pageMode":"1","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Les-7-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-mai-2026-qui-font-bouger-la-filiere-RHD-2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script></p>								</div>
					</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Œufs hors cage&#8239;: la RHD à la croisée des chemins</title>
		<link>https://rezooh.net/oeufs-hors-cage-la-rhd-a-la-croisee-des-chemins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 08:53:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les appros]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré des tarifs à la hausse et des tensions sur les approvisionnements, la filière de la RHD renforce son engagement à fournir des œufs hors cage, bien-être animal oblige. C’est ce qu’il ressort du deuxième baromètre de l’association Anima, qui a scruté deux maillons essentiels, les grossistes et les sociétés de restauration collective.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2500" class="elementor elementor-2500" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Les œufs sont, avec le poulet, le grand gagnant du moment. Chaque Français en consomme <strong>237 par an</strong>, soit une hausse de + 1,4&#8239;%. Alors, à l’heure où le bien-être animal devient une attente forte, la filière montre patte blanche. Selon le CNPO, Centre national de promotion de l’œuf, les poules pondeuses ne sont plus que <strong>23&#8239;% à être élevées dans des cages</strong>, soit 10 points de moins en 5 ans. Les 77&#8239;% autres évoluent en plein air (32&#8239;%), <strong>au sol</strong> (26&#8239;%), <strong>en bio</strong> (13&#8239;%) ou en <strong>label rouge</strong> (6&#8239;%). Bref, de l’amont à l’aval, tout le monde a suivi ce chemin… Et si la <strong>RHD y était longtemps à la traîne</strong> par rapport à la grande distribution, elle rattrape doucement son retard.</p><h3>Un retard qui se résorbe&#8230; inégalement</h3><p>Si le secteur de la RHD a longtemps joué les spectateurs, c’est que le rôle est dense et les contraintes réelles. Avec des marges limitées, des volumes importants à gérer, le <strong>surcoût des œufs hors cage</strong> (entre 10 et 50&#8239;% selon les sources et le type d’élevage) pèse lourd dans les comptes d&rsquo;exploitation, a fortiori dans un contexte d&rsquo;inflation persistante. Ce qui n’empêche pas, depuis 2025, d’observer un <strong>engagement accru des acteurs</strong>, comme le souligne la deuxième édition du <strong>baromètre Anima France</strong> sur le sujet.</p><h3>Qui figure dans le peloton de tête des grossistes&#8239;?</h3><p>Comme le rappelle le président des Grossistes alimentaires de France, Jacques Déronzier,<em> «&#8239;les grossistes alimentaires prennent pleinement leur part dans cette transformation. Le rapport 2026 d’Anima montre une dynamique engagée&#8239;: des progrès significatifs sont réalisés par plusieurs entreprises, avec des feuilles de route structurées et des avancées concrètes vers une offre d’œufs hors cage&#8239;»</em>.&#8239;De fait, sur les <strong>treize grossistes scrutés</strong> par l’association pour le bien-être animal, <strong>sept ont pris une longueur d’avance</strong>. Avec en tête de liste Marly Distribution, qui propose déjà exclusivement des œufs hors cage. Derrière lui, <strong>Pomona</strong>, à 73,5&#8239;% sur 2025, devrait arriver aux 100&#8239;% en novembre 2026. Suivent ensuite <strong>Transgourmet</strong> (47&#8239;% en 2025) pour 2027, <strong>Metro</strong> (35,9&#8239;%) et <strong>Sysco</strong> pour l’année suivante et <strong>Back Europ France</strong> et <strong>France Frais</strong> pour 2029. Ça, c’est pour ceux qui ont établi une feuille de route… Celle que devraient sortir très prochainement <strong>Promocash</strong>, <strong>Even Distribution</strong> (Réseau Krill et Capella) et <strong>UNL</strong>. De son côté, <strong>Pro à Pro</strong> vise 90&#8239;% d&rsquo;œufs hors cage d’ici 2029, et 100&#8239;% hors marchés contraints. Quant à <strong>Disgroup</strong>, il n’a pas fourni de données, mais il partait de loin avec 9&#8239;% d’œufs hors cage en 2024.</p><h3>Les SRC qui font bouger les lignes</h3><p>Parmi les clients de ces grossistes, les SRC font elles aussi bouger les lignes. Sur les <strong>14 analysées</strong> par Anima, <strong>cinq ont déjà basculé vers le 100&#8239;% hors cage</strong>&#8239;: <strong>Sodexo, Api Restauration, Restalliance, Restoria et SHCB</strong>. Juste derrière, <strong>Compass</strong>, <strong>Vitalrest</strong> et <strong>Newrest</strong> sont très proches de l’objectif. Et les autres&#8239;? A l’instar d’<strong>Elior, Convivio, Serenest, Dupont Restauration et Mille et Un repas,</strong> elles <em>«&#8239;poursuivent leur transition selon des trajectoires clairement définies&#8239;»</em>, souligne Isabelle Aprile, directrice générale du SNRC, Syndicat national de la restauration collective. <em>«&#8239;Cette évolution témoigne de l’engagement collectif de notre profession à faire progresser durablement ses pratiques&#8239;»</em>.</p><h3>Quelles perspectives entre l&rsquo;engagement et les conditions de marché&#8239;?</h3><p>Si les engagements de ces maillons de la filière RHD sont forts, il reste encore du chemin à parcourir. Certains espèrent que la <strong>Commission européenne</strong>, sous la poussée notamment de l&rsquo;initiative citoyenne End the Cage Age, présente en 2026 une proposition de loi pour <strong>interdire l’élevage en cage dans toute l’UE</strong>, ce qui accélérerait le mouvement. En attendant, en France, pays d’Europe qui compte le plus de poules hors cage, le CNPO vise <strong>90&#8239;% d’élevages alternatifs à l’horizon 2030</strong>. C’est faisable mais ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Il va falloir <strong>massifier les investissements</strong>, non seulement pour convertir des élevages en cage mais aussi pour bâtir des élevages alternatifs puisqu’<strong>il faut 6 millions de poules pondeuses supplémentaires par an</strong> pour satisfaire la demande&#8239;! Il va falloir aussi que l’aval <strong>sécurise ses approvisionnements</strong> via des contrats pluriannuels car il n’y a pas suffisamment d’œufs alternatifs pour tout le monde à court terme. Et que la tension sur les prix s’accentue… Selon les indices RNM, les œufs coquille plein air (cours grossistes HT &#8211; restauration collective) ont pris 70 cts les 100 pièces entre novembre 2025 et avril 2026&#8239;; les œufs au sol ont pris plus d’un euro et les œufs liquides plus de 50 cts&#8239;!</p><h3>Une marge d&rsquo;amélioration plus forte sur les ovoproduits</h3><p>En parallèle, il faut aussi porter les efforts sur les <strong>ovoproduits</strong>. La marche y est plus haute, puisque le hors cage est minoritaire, à 42,3&#8239;% en 2025. Il n’empêche, la transition est lancée. Malgré les obstacles, la dynamique doit s’amplifier… Pour des résultats qui pourront être jaugés dans la 3ème édition du baromètre Anima, en 2027.</p>								</div>
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				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>6 actus de la 2ème quinzaine d&#8217;avril, entre crise, accord, projets, recrutement, rémunération et luxe</title>
		<link>https://rezooh.net/6-actus-economie-luxe-recrutement-remuneration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 16:10:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[Crise au Moyen-Orient&#8239;: des conséquences de plus en plus palpables&#8230; Les projets Notre-Dame de l&#8217;agro-alimentaire&#8239;: une avancée en accéléré Rémunération des agriculteurs&#8239;: ça coince&#8239;! Mercosur ou Mercosourd&#8239;: en attente de ratification, l&#8217;accord commercial entre en jeu Besoins en recrutement de la filière RHD&#8239;: les chiffres, impressionnants quel que soit le maillon, seront-ils atteints&#8239;? L&#8217;Orient-Express Corinthian&#8239;: [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ol>
<li>Crise au Moyen-Orient&#8239;: des conséquences de plus en plus palpables&#8230;</li>
<li>Les projets Notre-Dame de l&rsquo;agro-alimentaire&#8239;: une avancée en accéléré</li>
<li>Rémunération des agriculteurs&#8239;: ça coince&#8239;!</li>
<li>Mercosur ou Mercosourd&#8239;: en attente de ratification, l&rsquo;accord commercial entre en jeu</li>
<li>Besoins en recrutement de la filière RHD&#8239;: les chiffres, impressionnants quel que soit le maillon, seront-ils atteints&#8239;?</li>
<li>L&rsquo;Orient-Express Corinthian&#8239;: le luxe d&rsquo;exception d&rsquo;un paquebot à voile pour un retour à l&rsquo;âge d&rsquo;or du voyage</li>
</ol>
<div class="_df_book df-lite" id="df_2437"  _slug="__trashed" data-title="decryptage-1ere-quinzaine-davril" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2437 = {"outline":[],"backgroundColor":"#FFFFFF","autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","pageMode":"1","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Les-5-infos-a-retenir-de-la-1ere-quinzaine-davril.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>
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			</item>
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		<title>5 infos d&#8217;avril sur la fermentation de précision, le kéfir, la reterritorialisation, l&#8217;eau, un partenariat circulaire</title>
		<link>https://rezooh.net/infos-avril-fermentation-reterritorialisation-eau-circulaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 13:57:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
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					<description><![CDATA[Que s&#8217;est-il passé lors de cette première quinzaine d&#8217;avril 2026&#8239;? Standing Ovation&#8239;: une nouvelle levée de fonds pour booster la fermentation de précision. Le Labo Dumoulin creuse le sillon du kéfir avec la reprise de Kef. Breizh frites, un circuit 100&#8239;% breton de frites fraîches précuites. Consommation, agriculture, industrie, l&#8217;eau va devenir le nouveau luxe&#8230; [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Que s&rsquo;est-il passé lors de cette première quinzaine d&rsquo;avril 2026&#8239;?</h2>
<ol>
<li>Standing Ovation&#8239;: une nouvelle levée de fonds pour booster la fermentation de précision.</li>
<li>Le Labo Dumoulin creuse le sillon du kéfir avec la reprise de Kef.</li>
<li>Breizh frites, un circuit 100&#8239;% breton de frites fraîches précuites.</li>
<li>Consommation, agriculture, industrie, l&rsquo;eau va devenir le nouveau luxe&#8230;</li>
<li>Aparthotels Adagio noue un partenariat avec Fnac Darty pour la gestion de son parc d&rsquo;équipements.</li>
</ol>
<div class="_df_book df-lite" id="df_2354"  _slug="decryptage-1ere-quinzaine-davril" data-title="decryptage-1ere-quinzaine-davril" wpoptions="true" thumbtype="" ></div><script class="df-shortcode-script" nowprocket type="application/javascript">window.option_df_2354 = {"outline":[],"backgroundColor":"#FFFFFF","autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","pageMode":"1","source":"https:\/\/rezooh.net\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Les-7-infos-de-la-2eme-quinzaine-de-mai-2026-qui-font-bouger-la-filiere-RHD-2.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>
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		<title>Brioche Dorée et Inpulse&#8239;: l&#8217;IA au service de l&#8217;approvisionnement</title>
		<link>https://rezooh.net/brioche-doree-inpulse-optimisation-approvisionnements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 08:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les modèles économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[8 mois après avoir noué un partenariat avec la plateforme de pilotage prédictif, l’enseigne du groupe Le Duff a implémenté la solution dans ses points de vente. Elle en attend un gain de temps, d’efficacité et de rentabilité…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2402" class="elementor elementor-2402" data-elementor-post-type="post">
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									<p>C’est un projet d’ampleur&#8239;! Arrivée à 50 ans, Brioche Dorée devait <strong>repenser son modèle opérationnel</strong>, optimiser certaines fonctions et process…&#8239;<em>«&#8239;Pas simplement du point de vue IT,</em> explique Alexis Leprince, directeur des systèmes d’information et de la transformation de l’enseigne, <em>mais aussi d’un point de vue plus global&#8239;». </em>Pour améliorer la rentabilité du réseau, <em>«&#8239;nous comptons beaucoup sur notre nouveau triptyque de pilotage&#8239;»</em>. Celui-ci se compose d’un <strong>système d’encaissement Cash Systèmes Industrie</strong>, d’un <strong>outil de gestion du temps E2Time</strong> et, pour calculer les besoins en matières premières, optimiser les approvisionnements et alerter les équipes en cas d’écart entre prévisions et performances réelles, du <strong>back office d’approvisionnement Inpulse</strong>.</p><h3>Une plateforme facile à prendre en main et utiliser</h3><p>Il faut dire que cette <strong>plateforme prédictive nourrie à l’IA depuis l’origine</strong> a plusieurs atouts dans sa manche. Elle sait accompagner les grands réseaux, elle travaille déjà <em>«&#8239;avec l’acteur que nous avons retenu pour la logistique, Transgourmet, ce qui facilite les choses&#8239;»</em>, et elle bénéficie d’une bonne ergonomie. <em>«&#8239;C’est un gage de succès dans ce projet qui touche tous les étages de l’enseigne dans un calendrier contraint&#8239;»</em>. Effectivement, la mise en œuvre a été assez rapide. Depuis septembre 2025, ont eu lieu des phases de paramétrage, de tests techniques et de tests en vie réelle sur un petit échantillon d’établissements avant <strong>une bascule entre la mi-mars et avril sur l’ensemble des 220 restaurants concernés</strong>. <em>«&#8239;Cette migration sur 5 semaines est possible uniquement si on a la bonne gestion de projet bien sûr, mais surtout si le logiciel est facile à prendre en main et utiliser, pour le terrain comme pour le siège&#8239;»</em>, rappelle Brice Konda, CEO et cofondateur d’Inpulse. Autre intérêt du logiciel, dans le cas de la Brioche Dorée, c’est sa <strong>connectivité à l’écosystème</strong> -ERP, fournisseurs, caisse- qui <em>«&#8239;assure un flux de data intègre&#8239;»</em>, et l’<strong>automatisation des fonctions</strong>. Notamment au siège&#8239;: <em>«&#8239;dans la gestion de stocks, ce qui est compliqué, c’est la mise à jour des fiches recettes, des prix, ou de choses plus complexes comme le mapping entre produit caisse et fiches recettes </em>&#8239;», souligne Brice Konda.</p><h3>Une plus grande efficacité opérationnelle et une meilleure rentabilité à la clé</h3><p>Si les premiers retours montrent un <strong>gain de temps et d&rsquo;efficacité</strong> dans le passage des commandes, il est bien trop tôt pour établir un bilan chiffré. Ce qui est sûr, c’est que les deux partenaires semblent très contents de la collaboration. <em>«&#8239;Ce sont énormément de data augmentées par les algorithmes qui vont permettre de réduire les erreurs&#8239;»</em>, estime Alexis Leprince. <em>«&#8239;Et qui vont donner aux responsables de restaurants une meilleure visibilité sur leur activité passée, présente, et à venir&#8239;»</em>, conclut Brice Konda.</p>								</div>
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		<title>Au Fût, plus qu’un bar à bière, un lieu de vie et de convivialité</title>
		<link>https://rezooh.net/au-fut-charles-doremus-bar-biere-libre-service/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:02:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'écosystème]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rezooh.net/?p=2328</guid>

					<description><![CDATA[Depuis la reprise de l’enseigne de bars à bières en libre-service en juillet dernier, il a revu la direction artistique, refondé l’offre, développé les animations, retravaillé la franchise etc.  Une nouvelle dynamique destinée à en faire des lieux de vie et de convivialité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2328" class="elementor elementor-2328" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Via son agence conseil Nobiis, comme précédemment à la tête de La Romainville, de Au Bureau ou des Enseignes et réseaux du Groupe Bertrand, Charles Dorémus n’aime rien tant qu’affiner une stratégie, structurer un développement, accompagner des franchisés… Rien d’étonnant qu’il ait craqué l’an dernier pour le dossier de reprise d’Au Fût et à Mesure. Ce concept de bar à bière en libre-service créé à Lille en 2008 a alors <em>«&#8239;des bases solides mais besoin d’une nouvelle dynamique&#8239;»</em>, raconte son repreneur. Dix mois plus tard, l’impulsion a été donnée, le concept revu, le marketing repensé, le déploiement du réseau désormais full franchise réenclenché avec un objectif clair&#8239;: faire des établissements de l’enseigne de véritables lieux de vie et de convivialité. Entre 2 podcasts pour En Réseau et une interview pour Rézooh (&#8239;!), Charles Dorémus savoure ce nouveau challenge. <em>«&#8239;Accompagner chaque jour des entrepreneurs et inviter les gens à faire la fête, c’est le plus beau métier du monde&#8239;»</em>.</p><h3>Quel est selon vous l&rsquo;enjeu principal de la filière RHD&#8239;?</h3><p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle refuse de faire depuis des dizaines d’années&#8239;: accepter de se remettre en question. Il y a un décalage entre ce que la restauration assise offre et ce que le client demande. Soit elle propose une vraie expérience culinaire quali/premium, avec un très bon rapport qualité/prix, et ça fonctionne, soit c’est de la restauration rapide, fonctionnelle, et ça fonctionne aussi, mais l’entre deux, non. Même si vous cherchez à créer l’expérience en restauration assise en organisant des DJ sets, des blindtests, ou un jeu de fléchettes etc, vous restez quand même un restaurant. La plupart des convives sont là pour y manger tranquillement&#8239;!</p><h3>Et l’enjeu pour Au Fût&#8239;?</h3><p>Aujourd’hui, c’est un bar à bière, demain il doit devenir le lieu de vie où l’on vient tout à la fois partager, manger, faire la fête, entre 17h et 1h du matin. Et, ça, comme à la maison, puisque le client se sert lui-même.</p><h3>Vous avez repris ce réseau le 1er juillet 2025, qu’avez-vous modifié&#8239;?</h3><p>Les 3 fondateurs avaient écrit une belle histoire, solide, mais c’était le bon moment pour rafraîchir l’enseigne. On a raccourci le nom -Au Fût-, changé la baseline -Bar à Bières différent, parce qu’il l’est vraiment- les couleurs -brun couleur fût, rouge houblonné, blanc mousse, noir stout etc.-, plus cohérentes… plus alimentaires aussi. Nous avons repositionné l’enseigne sur 3 valeurs qui irriguent tout&#8239;: liberté, pour des raisons évidentes, audace, car nous allons chercher de l’innovation en permanence, et convivialité. Et nous avons refondé toute l’offre. Pour manger, il y avait déjà des planches de charcuterie et de fromage, mais nous avons lancé du chaud, de la finger food, des pizzas etc. Rien qu’avec ces pizzas, certains sites sont passés de 5 à 30&#8239;% de chiffre d’affaires food. Mais nous ne racontons pas d’histoire, nous ne sommes pas cuisiniers. Nous n’avons ni extraction, ni préparation culinaire&#8239;: nous achetons les produits à ceux qui les font très bien, les pizzas à Square Pizza Club, les croque-monsieur chez Rachel’s, la charcuterie au Val d’Allier etc.</p><h3>Et l’offre boisson&#8239;?</h3><p>La bière devient une excuse, elle est très présente, mais parfois minoritaire par rapport au cocktail, un élément clé essentiel. En effet, c’est la seule gamme théâtralisée, car encore réalisée par des barmen. Quant au sans alcool, ce n’est plus une option. Par exemple, nous avons accompagné le dry january avec une Castel rouge à la pression, une vraie bière 0.0, pas fermentée… Les franchisés n’étaient pas toujours emballés, mais les clients ont adoré. Et aujourd’hui, sur la carte, nous sommes en train d’imposer à chaque catégorie un effet miroir sans alcool, à l&rsquo;image des 5 références dans la gamme de spritz que nous lançons. C’est vraiment une lame de fond&#8239;!</p><h3>C’est un bar en libre-service, ça veut dire quoi concrètement&#8239; &#8239;?</h3><p>Grâce à une carte RFID, le client se sert librement sur les pompes à bière, et sur des bornes de commande autonomes pour les cocktails, soft, planches, pizzas…</p><h3>Et quand paie-t-il&#8239;?</h3><p>C’est du pré-paiement. La première fois que le consommateur vient chez Au Fût, il prend sa carte RFID, la charge de la somme qu’il souhaite&#8239;; nous, nous lui offrons 7,50 € pour lui souhaiter la bienvenue. Ensuite, c’est comme s’il rentrait chez lui, ouvrait le frigo pour prendre une bière, se poser ou allumer la télé. Cette carte, pour le gérant-franchisé, c’est un bonus. Grâce à elle, il connaît son client, ses consommations, il peut converser avec lui facilement, lui faire des propositions très ciblées, le relancer s’il lui reste de l’argent dessus. Il y a une vraie relation. C’est là où de la vie on passe à la convivialité, parce que la convivialité, c’est de l’échange humain. Et tout est très intuitif :&#8239; je pense que s&rsquo;il faut commencer à expliquer les choses aux clients, c’est problématique. Quand on achète un iphone, personne n’a besoin de vous dire comment il marche&#8239;!</p><h3>Où en est le réseau à date&#8239;?</h3><p>Désormais 100&#8239;% en franchise, il compte 28 sites avec l’ouverture de Claye-Souilly le 3 avril dernier, pour un chiffre d’affaires de 16 M€ sous enseigne. La moitié des bars sont en centre-ville, l’autre en zone commerciale&#8239;: les premiers sont sur des chiffres inférieurs à la moyenne, ceux en zone commerciale, supérieurs. Ça donne une idée de nos futures implantations&#8239;! Le concept est très bien accueilli&#8239;: il y a toujours quelque chose à fêter, ça n’interroge pas sur les 10 années à venir. La seule question c’est, est-ce que c’est bien géré&#8239;?</p><h3>Et alors, ça l’est&#8239;?</h3><p>C’est un modèle crédible, rentable. Comme les gens se servent eux-mêmes, on économise ⅓ de frais de personnel, l’enjeu est quand même là. On a aussi une bonne mercuriale, et on achète du volume… La marge est très limpide. Mais comme c&rsquo;est compliqué de trouver des financements, il faut être intelligent sur les CAPEX, sur la recherche de financiers… Il faut tout revoir en permanence.</p><h3>Comment&#8239;?</h3><p>En gros, nous sommes en dessous de 2000 euros par mètre carré. Pour ouvrir un établissement, il faut peindre les murs, investir dans plusieurs télévisions, un babyfoot, une machine à laver les verres et un four pour réchauffer les plats. Les franchisés s’approprient très facilement le concept parce qu’il semble simple, ça ne veut pas dire que l&rsquo;ingénierie derrière le soit, au contraire&#8239;! Ne serait-ce que l&rsquo;outil avec les cartes RFID&#8239;! C’est une technologie propriétaire (Charles Dorémus a également repris Altab, la structure dédiée, créée par les fondateurs d’Au Fût et à Mesure)&#8230; Nous faisons beaucoup de recherches en amont pour simplifier l&rsquo;expérience client.</p><h3>Dans vos valeurs, vous citez l’innovation. Comment se traduit-elle&#8239;?</h3><p>C’est un état d’esprit. Qui pousse à aller chercher les produits qui ne sont pas encore en France, les technologies qui ne sont pas encore populaires. On a modifié la stratégie marketing, et on met en place des temps forts avec des verticales bière, spiritueux, soft, food etc. Dans le cadre de l’animation pour la Coupe du Monde aux Etats-Unis, cet été, nous allons proposer dans la verticale bière une neck oil, une craft anglaise complètement dingue que personne n’a encore trop goûté en France… même si elle est portée par Heineken. Sur les spiritueux, nous profitons du lancement par Pernod Ricard de son Absolute Tabasco. En parallèle, nous avons aussi un partenariat avec Unilever pour lancer avec eux Tabasco Scorpion. Derrière, nous proposerons une pizza texane porc barbecue qui rappelle les Etats-Unis et se marie très bien avec le Tabasco. Pour couronner le tout, on fait une animation avec un dé géant. Celui qui tombe sur la face rouge vermillon doit ajouter une goutte de Tabasco dans son shooter ou sa pizza. Celui qui tombe sur la face Chance gagne une ligne de shooter gratuite… On réfléchit en permanence à la meilleure manière de donner envie aux gens de profiter, de «&#8239;s&rsquo;éclater&#8239;». C’est un vrai métier passion. On n’est pas obligés de réussir à tous les coups, mais on est obligés d’essayer.</p><h3>Quelles sont les perspectives de développement&#8239; &#8239;?</h3><p>En 2026, nous devrions encore ouvrir Lannion, Lens, et deux autres bars, l’un près de la frontière Suisse, l’autre dans le sud de la France. En 2027, nous tablons sur 8 à 10 ouvertures. Nous nous implantons en priorité sur des zones commerciales&#8239; avec parking. Nous avons parfois besoin d’accueillir 5000 personnes sur ce parking, avec ballots de paille et tout ce qu’il faut pour faire vivre le concept. C’est le cas par exemple avec le festival Au Fût, que nous organisons pour promouvoir la musique.&#8239; C’est ça Au Fût, de l’animation tous les jours et de l’événementiel parfois.</p><h3>Comment ressentez-vous cette période&#8239;?</h3><p>Alors qu’entreprendre en France reste compliqué, entre la taxe sucre, les taxes sur les spiritueux, la période est perturbante par l&rsquo;anxiété qu&rsquo;elle amène. Et la hausse des prix qu&rsquo;elle entraîne&#8239;: lorsque le consommateur dépense 10 € supplémentaires pour son essence, c&rsquo;est 10 € en moins qu&rsquo;il va dépenser dans le bar. A midi, il s&rsquo;est déjà réorienté du restaurant vers la gamelle ou la GMS… Depuis le début de l’année, nous avons quand même enregistré une croissance de 8&#8239;% du chiffre d&rsquo;affaires, grâce à la fréquentation et les nouvelles offres. Et on se bat tous les jours pour que le franchisé sache pourquoi il est franchisé, et pourquoi nous sommes les franchiseurs…</p><p><em>Propos recueillis en avril 2026</em></p>								</div>
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