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	<title>La RSE &#8211; Rézooh</title>
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		<title>Mille et un Repas, un chemin continu vers le Zéro Gaspil’ en restauration collective</title>
		<link>https://rezooh.net/mille-et-un-repas-zero-gaspillage-restauration-collective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 06:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La RSE]]></category>
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					<description><![CDATA[La société de restauration collective Mille et Un Repas, ce sont 78 M€ de chiffre d’affaires, 1000 collaborateurs, et un engagement sans faille depuis près de 20 ans contre le gaspillage alimentaire avec la démarche Zéro Gaspil’. Elle-même intégrée dans une vision plus large de repas bons pour le goût, la planète, la santé. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1831" class="elementor elementor-1831" data-elementor-post-type="post">
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									<p>C’est un précurseur dans le domaine. Depuis 2007, la société de restauration collective Mille et Un Repas <strong>lutte consciencieusement contre le gaspillage alimentaire</strong>&#8239;: son Zéro Gaspil’ a été peaufiné, amélioré, étendu à 115 de ses restaurants. Et aussi à 30 établissements du groupe Convivio, avec lequel elle s’est alliée -sans fusionner- en 2020. Elle l’a initié à ce qui n’est pas <em>«&#8239;un concept mais une démarche&#8239;»</em>, rappelle David Chicot, directeur général. Ce qui signifie qu’elle ne fonctionne que si tout le monde est investi&#8239;; <em>«&#8239;il faut impliquer nos équipes, le client, ses équipes et faire de la pédagogie auprès des convives concernés&#8239;»</em>. C’est-à-dire expliquer <em>«&#8239;aux enfants qu’ils doivent finir leur assiette, mais qu’ils ont la liberté de se resservir s’ils ont faim… L’idée, ce n’est pas de diminuer la consommation, mais les déchets&#8239;».</em></p><h3>Comment se met en place la démarche&#8239;?</h3><p>Pour aider chaque enfant à se servir de la juste quantité de nourriture, la distribution et l’aménagement sont revus, <em>«&#8239;avec une adaptation aux spécificités de chacun des restaurants&#8239;»</em>. Côté préparation, comme Zéro Gaspil’ se traduit par une <strong>hausse de 25&#8239;% de fruits et légumes</strong> <em>«&#8239;il faut être en capacité de les traiter, ça signifie aussi des équipements&#8239;»</em>. Côté distribution, les selfs en ligne disparaissent. Ils sont remplacés par des îlots pour chaque partie du repas. Quant aux élèves, ils utilisent la même assiette pour l&rsquo;entrée et le plat, et trient ce qu’il reste sur leur plateau via une table de tri… <strong>L’équipe, elle, est remise au centre de la distribution.</strong> Comme les entrées et accompagnements sont présentés en bacs collectifs, plutôt que de passer du temps à remplir des ramequins ou faire du réassort, elle participe à la préparation, chaude ou froide. Elle est là pour accompagner et participer à l’éducation alimentaire, ce qui réduit la pénibilité (moins de port de charge, moins de plonge) et améliore la valorisation des collaborateurs. <em>«&#8239;L’un d’eux a ainsi fini par passer son CAP de pâtissier grâce à ça&#8239;»</em>, ajoute Ronan de Dieuleveult, directeur des relations&#8239;extérieures.</p><h3>Une démarche à quel coût&#8239;?</h3><p><em>«&#8239;Nous sommes capables de mettre en place la démarche sans dépense, mais quand nous devons modifier, le coût de l’aménagement en tant que tel (vaisselle, un ou deux meubles, signalétique) s’élève entre 10 et 15000 euros&#8239;»</em>, précise le directeur général. L’établissement s’y retrouve très vite. Par exemple, pour un restaurant de 650 couverts qui dépensait 11000 € en frais de collecte de ses déchets alimentaires, la facture est passée à 4000 €.&#8239;<br />Pour <em>«&#8239;aller plus loin dans l’excellence des engagements&#8239;»</em>, Mille et Un repas a élaboré un référentiel de l’anti-gaspillage, validé par Bureau Veritas. <em>«&#8239;Un référentiel qui en est à sa 5ème version, qui colle à 80&#8239;% avec le référentiel du label anti-gaspillage du gouvernement, et est une brique du label E3D des rectorats&#8239;»</em>, ajoute Ronan de Dieuleveult.</p><h3>Quels sont les résultats concrets&#8239;?</h3><p>Alors que les chefs pèsent et affichent les résultats tous les jours, les&#8239;premiers résultats portent évidemment sur le recul du gaspillage alimentaire. <strong>En moyenne, il est évalué en France à 100-120 g par plateau, chez Mille et Un Repas c’est plutôt 30 g,</strong> <em>«&#8239;voire 20 dans les restaurants labellisés&#8239;»</em>. Il sera difficile de descendre en-dessous, car ces 20 à 30 grammes sont dus aux <em>«&#8239;déchets alimentaires, c’est-à-dire l’os du poulet, la peau de la banane etc, et plus rarement aux restes alimentaires&#8239;».</em> Quant aux déchets de production, Ils peuvent représenter de 40 à 60 g par convive, tous déchets confondus, <em>«&#8239;car plus vous travaillez avec du produit brut, plus vous en produisez&#8239;»</em>.<br />Le deuxième résultat de la démarche&#8239;? Les économies réalisées permettent de <strong>redonner de la valeur aux ingrédients</strong>. <em>«&#8239;Aujourd’hui nous arrivons à 26&#8239;% de produits sous signe de qualité Egalim, dont 7&#8239;% de bio. Notre approvisionnement est constitué à 99&#8239;% de volaille fraîche française, 95&#8239;% de viande fraîche française, 70&#8239;% de légumes frais français, et dans certaines régions, comme le Nord ou Rhône-Alpes, à 40&#8239;% d’approvisionnement local&#8239;»</em>.</p><h3>L’approche plus globale du GPS&#8239;</h3><p>Mais comme le métier de la SRC ne se réduit pas à faire à manger, elle a mis en place <strong>l’approche GPS, Goût-Planète-Santé</strong>, qui intègre Zéro Gaspil’. Cela signifie que le repas doit être bon, protéger la planète et favoriser la santé. <em>«&#8239;Nous sommes dans le participatif&#8239;»</em>. Les élèves testent les recettes, votent à la fourchette et le résultat est affiché avec la Note Planète et la Note santé. Les produits labellisés, locaux, végétariens font grimper les scores. Le poids des déchets joue aussi. <em>«&#8239;Nous allons continuer à faire évoluer cette démarche GPS, la rendre incontournable dans toutes les étapes de vie de l’entreprise -achats, formation RH etc.- en essayant de faire évoluer toutes les parties prenantes.&#8239; C’est un modèle à défendre, un enseignement du bien manger.&#8239; Nous avons pris des engagements dans un manifeste rédigé l’an dernier, avec 46 indicateurs pour les mesurer, depuis le siège jusqu’au terrain…Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir&#8239;»</em>.</p><h3>Les principaux écueils sur ce chemin&#8239;?</h3><p>Alors que l’ambition de Mille et Un Repas <em>«&#8239;c’est d’arriver à 40&#8239;% d’Egalim dont 10&#8239;% de bio en 2030 pour tous nos restaurants&#8239;»</em>, pour continuer de progresser, il faut une adaptation du cahier des charges, <em>«&#8239;un travail en amont avec les clients pour qu’ils accompagnent la montée en gamme au niveau tarif, qu’ils acceptent le principe de proposer moins de choix, donc un meilleur choix. Par ailleurs, plus nous serons informés des effectifs en amont, plus nous aurons des volumes adaptés&#8239;»</em>. A bon entendeur&#8230;</p>								</div>
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		<title>RSE et rentabilité&#8239;: pourquoi les restaurateurs n’ont plus à choisir</title>
		<link>https://rezooh.net/rse-rentabilite-restauration-leviers-efficacite-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 11:31:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La RSE]]></category>
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					<description><![CDATA[Longtemps considérée comme une contrainte, la RSE devient aujourd’hui pour de nombreux restaurateurs un levier très concret d’efficacité opérationnelle et de maîtrise des coûts.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Pendant longtemps, dans la restauration, la RSE a été perçue comme une source de complexité&#8239;: produits plus chers, emballages alternatifs coûteux, contraintes logistiques supplémentaires. Dans un secteur où les marges sont souvent serrées, beaucoup d’opérateurs y ont vu avant tout&#8239;<b>une charge supplémentaire</b>.</p>
<p class="p1">Mais la situation évolue rapidement.</p>
<p class="p1">Deux chiffres suffisent à comprendre pourquoi. Dans de nombreux établissements,&#8239;<b>le gaspillage alimentaire représente entre 4&#8239;% et 10&#8239;% du coût matière</b>, tandis que&#8239;<b>l’énergie peut désormais peser entre 3&#8239;% et 6&#8239;% du chiffre d’affaires </b>selon les formats de restauration. Autrement dit, une partie des enjeux environnementaux recoupe directement les principaux postes de coûts du secteur.</p>
<p class="p1">Face à ces pressions économiques, de nombreux restaurateurs découvrent que certaines pratiques RSE peuvent devenir&#8239;<b>de puissants leviers d’efficacité opérationnelle et de rentabilité</b>.</p>
<h3 class="p1"><b>La lutte contre le gaspillage&#8239;: la RSE la plus immédiatement rentable</b></h3>
<p class="p1">Le premier levier est souvent le plus évident.</p>
<p class="p1">Dans de nombreux restaurants, les pertes alimentaires représentent une part significative du coût matière. Réduire ces pertes devient donc un enjeu économique majeur.</p>
<p class="p1">De grands acteurs du secteur s’y attaquent désormais de manière très structurée. Le groupe britannique&#8239;Compass Group, qui exploite&#8239;<b>plus de 50 000 sites de restauration dans une quarantaine de pays</b>, utilise par exemple les solutions de la société technologique&#8239;Winnow&#8239;(Royaume-Uni) afin de mesurer précisément les déchets alimentaires dans ses cuisines et ajuster les volumes produits.</p>
<p class="p1">Parallèlement, de nombreux restaurateurs utilisent la plateforme&#8239;Too Good To Go, entreprise fondée au Danemark et aujourd’hui présente dans&#8239;<b>plus de 90 000 commerces alimentaires dans une vingtaine de pays</b>, pour&#8239;<b>écouler leurs invendus de fin de journée</b>.</p>
<p class="p1">Dans tous les cas, la logique reste simple :&#8239;<b>moins de déchets signifie moins d’achats inutiles et donc une amélioration directe de la marge</b>.</p>
<h3 class="p1"><b>L’efficacité énergétique&#8239;: une nouvelle priorité économique</b></h3>
<p class="p1">L’énergie est devenue en quelques années l’un des postes de coûts les plus sensibles pour les restaurants.</p>
<p class="p1">Dans ce contexte, améliorer l’efficacité énergétique ne relève plus uniquement de l’engagement environnemental mais aussi d’une stratégie de maîtrise des charges.</p>
<p class="p1">La chaîne américaine&#8239;McDonald&rsquo;s, qui compte&#8239;<b>près de 42 000 restaurants dans plus de 100 pays</b>, expérimente par exemple dans plusieurs marchés -notamment au Royaume-Uni, en France ou aux Pays-Bas- des restaurants intégrant éclairage LED, récupération de chaleur et équipements de cuisine plus performants.</p>
<p class="p1">Ces initiatives visent à réduire simultanément&#8239;<b>l’empreinte carbone et l’exposition aux fluctuations du prix de l’énergie</b>.</p>
<h3 class="p1"><b>Des cartes plus simples et plus efficaces</b></h3>
<p class="p1">La RSE pousse également les restaurateurs à repenser la construction de leurs menus.</p>
<p class="p1">Moins de complexité, davantage de polyvalence dans les ingrédients et une meilleure rotation des produits permettent de limiter les pertes tout en simplifiant l’exploitation.</p>
<p class="p1">Certaines chaînes ont bâti leur modèle sur cette logique. La chaîne américaine&#8239;Chipotle Mexican Grill, qui exploite&#8239;<b>plus de 3 400 restaurants principalement aux États-Unis</b>, fonctionne avec un nombre limité d’ingrédients de base combinés dans toute la carte.</p>
<p class="p1">De son côté,&#8239;Sweetgreen&#8239;(États-Unis), qui compte&#8239;<b>plus de 220 restaurants</b>, s’appuie sur&#8239;<b>une carte courte, une forte saisonnalité et des ingrédients polyvalents utilisés dans plusieurs recettes</b>.</p>
<p class="p1">Ces approches permettent de réduire les stocks, d’améliorer la rotation des produits et de&#8239;<b>fluidifier les opérations en cuisine</b>.</p>
<p class="p1">Ces exemples montrent une évolution profonde du secteur&#8239;: les démarches de durabilité ne se limitent plus à l’image ou au marketing. Elles deviennent progressivement&#8239;<b>des outils d’optimisation du modèle économique des restaurants</b>.</p>
<h3 class="p1"><b>Le végétal&#8239;: un levier économique souvent sous-estimé</b></h3>
<p class="p1">Autre évolution importante&#8239;: la place croissante du végétal dans les menus.</p>
<p class="p1">Si la motivation environnementale est souvent mise en avant, la logique économique est également réelle. Les légumineuses, céréales et légumes restent&#8239;<b>nettement moins coûteux que les protéines animales</b>, ce qui permet de construire des plats attractifs avec un coût matière maîtrisé.</p>
<p class="p1">Certains concepts ont même bâti leur modèle économique sur cette logique. La chaîne américaine Veggie Grill, fondée en Californie et qui exploite&#8239;<b>une trentaine de restaurants aux États-Unis</b>, propose une cuisine entièrement végétale inspirée du fast-casual américain.</p>
<p class="p1">En s’appuyant sur des bases végétales -légumes, céréales et légumineuses- ces concepts montrent qu’il est possible de concilier&#8239;<b>positionnement durable, attractivité client et modèle économique viable</b>.</p>
<h3 class="p1"><b>Vers une RSE opérationnelle</b></h3>
<p class="p1">La RSE qui fonctionne dans la restauration n’est pas celle des grandes déclarations.</p>
<p class="p1">C’est une RSE&#8239;<b>opérationnelle</b>, qui agit directement sur le cœur du métier&#8239;: les achats, la production, l’énergie et l’organisation des cuisines.</p>
<p class="p1">Lorsqu’elle est bien pensée, elle ne se contente pas d’améliorer l’image d’un établissement. Elle permet aussi de construire des modèles plus robustes, capables de mieux absorber les fluctuations de coûts et les évolutions de la demande.</p>
<p class="p1">Pour les restaurateurs, la question n’est donc plus vraiment de savoir si la RSE est compatible avec la rentabilité.</p>
<p class="p1">La vraie question devient plutôt :&#8239;<b>quelles pratiques permettront de transformer ces enjeux environnementaux en avantage compétitif durable</b>, dans un secteur où les marges restent structurellement fragiles.</p>
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