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	<title>L&rsquo;attractivité RH &#8211; Rézooh</title>
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		<title>L’attractivité RH, un défi pour tous les maillons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 11:25:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'attractivité RH]]></category>
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					<description><![CDATA[Le recrutement reste une belle épine dans le pied de la filière RHD. Ça fait des années que le personnel manque à l’appel, mais depuis la Covid, le phénomène est devenu criant… Pour tous les maillons de la chaîne, de l’amont agricole aux cuisines des restaurants.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1055" class="elementor elementor-1055" data-elementor-post-type="post">
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									<p class="p1">Longtemps, la filière de la restauration hors domicile a fonctionné sur un contrat tacite&#8239;: la passion du métier valait bien tous les sacrifices. En 2026, ce modèle a vécu. Serveurs, cuisiniers, chauffeurs-livreurs, opérateurs en agroalimentaire&#8239;: <strong>la pénurie de main-d’œuvre est devenue un frein à l’activité</strong>. Une crise de bras, de sens, de rythme qui touche tous les maillons de la chaîne.</p><h3 class="p1"><b>L&rsquo;amont agricole&#8239;: une bombe démographique à retardement</b></h3><p class="p1">On en parle moins que de la restauration, et pourtant… La France a beau perdre 10 à 12000 fermes par an, <strong>il manque 200 000 personnes </strong>dans le secteur, en l’occurrence<strong> 73000 agriculteurs, 81000 viticulteurs/arboriculteurs, </strong>mais aussi <strong>des métiers de support, de transformation</strong> etc&#8230; Et ça ne va pas s‘arranger, avec une installation pour 3 départs d’agriculteurs. En cause&#8239;? D’abord l’âge du capitaine&#8239;: <strong>52,8&#8239;% des chefs d’exploitation vont partir à la retraite d’ici à 2030</strong>&#8239;! Ensuite, les difficultés liées au métier lui-même&#8239;: la faible rentabilité générale vs les investissements et le coût de reprise d’une exploitation, la pression administrative et même l’image du secteur. La preuve, seuls 2 Français sur 10 conseilleraient à des membres de leur entourage de se lancer dans la profession.</p><p><strong>Multiplier les initiatives pour enrayer le phénomène</strong></p><p class="p1">Alors qu’ils prônent la souveraineté alimentaire, les pouvoirs publics sont bien conscients de la difficulté. <strong>Cherchent à augmenter le vivier de personnes formées et à faciliter leur installation</strong> via la loi d&rsquo;orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture de 2025. Ou <strong>s’engagent, </strong>via France Travail, auprès de 25 acteurs majeurs du monde agricole <strong>pour l’attractivité des métiers, la meilleure adéquation offre/demande et les parcours professionnels durables.</strong> En parallèle, des opérateurs du monde agricole essaient eux aussi de faire bouger les lignes, à l’instar de Plein Champ avec son programme de compagnonnage Fermes d’Avenir… Certes, ce sont seulement 40 agriculteurs formés chaque année, mais les petits cours d’eau font les grandes rivières.</p><h3 class="p1"><b>Les IAA, des employeurs sous tension</b></h3><p class="p1">L’agroalimentaire, premier secteur industriel en matière d’emploi en France, est lui aussi confronté à des difficultés&#8239;: sur <strong>86 820 projets de recrutement en 2024, 59&#8239;% étaient considérés comme difficiles</strong>. Les raisons&#8239;? Des horaires contraints, une possible pénibilité, et une image moins sexy que la tech ou le luxe qui draguent les mêmes viviers. Pour enrayer le phénomène, la Semaine nationale de l&#8217;emploi agroalimentaire, portée par France Travail, mobilise chaque année des centaines d&rsquo;actions sur tout le territoire pour «&#8239;rapprocher les talents et les opportunités&#8239;», en misant notamment sur l&rsquo;inclusion de publics éloignés de l&#8217;emploi.</p><h3 class="p1"><b>Les grossistes, les inconnus de la chaîne</b></h3><p class="p1">Les grossistes font face à la <strong>rareté croissante de chauffeurs-livreurs et de préparateurs de commandes, des profils très demandés dans l’ensemble de l’économie</strong>… Alors que la montée en puissance de la livraison et du “dernier kilomètre” ne fait qu’accentuer la pression, ils <strong>peinent d’autant plus à recruter que leur métier reste méconnu</strong>…&#8239; C’est pour donner davantage de visibilité aux métiers et carrières, faciliter les recrutements et favoriser l&rsquo;inclusion des publics éloignés de l&#8217;emploi, que la CGF, Confédération des grossistes de France, a signé une convention-cadre avec France Travail en 2024.<a href="https://resto.zepros.fr/distributeurs-foodservice/special-rse-cgf-france-travail-attendent-beaucoup-autre"><span class="s1">&#8239;</span></a></p><h3 class="p1"><b>La restauration, l&rsquo;épicentre de la crise RH</b></h3><p class="p1">C&rsquo;est le maillon le plus en tension de toute la filière. En 2025, <strong>385 370 projets d&#8217;embauche étaient prévus dans le secteur</strong>, avec près de 60&#8239;% considérés comme difficiles à concrétiser. Les services intenses, les coupures, les horaires de travail à rallonge découragent les nouvelles générations, tandis que la demande pour des cuisiniers qualifiés est en constante augmentation. La réponse se joue bien sûr au niveau collectif (sur la revalorisation salariale,&#8239; la formation en alternance etc.) mais aussi au niveau de chacune des entreprises. La plupart réfléchissent au moyen d’<strong>éliminer la coupure</strong>, au moins sur quelques jours pour chaque employé. D’autres vont plus loin, prêtes à amputer une partie de leur chiffre d’affaires pour attirer davantage&#8239;: des enseignes de restauration rapide n’<strong>ouvrent plus que le midi semaine</strong>, des restaurants à table <strong>que le soir ou la semaine</strong>. Certaines, à l’image de Ninkasi, <strong>mettent en place la semaine de 4 jours, ce qui oblige à repenser le modèle économique</strong>, ou mènent une politique RH offensive bâtie sur la promotion interne et la méritocratie (Big Mamma).</p><p><strong>Restauration collective et formation interne</strong></p><p class="p1">Puisque la restauration commerciale a revu à la baisse ses horaires, <strong>le côté “refuge” de la restauration collective pour tous ceux qui souhaitent des horaires plus classiques ne joue plus</strong>. Le segment doit trouver de nouvelles armes. Valoriser le métier -la reconnaissance du fait-maison en restauration collective devrait y aider- et montrer, par exemple, qu’un chef fait plus que cuisiner, qu&rsquo;il est un vrai chef d&rsquo;entreprise capable de piloter des ratios denrées serrées face à l’inflation. Pour recruter, la plupart des <strong>entreprises du segment tablent sur les soft skills et la formation</strong>. Ainsi Elior et Compass ont ouvert leur propre CFA, Sodexo aussi, mais en élargissant le scope en s’associant avec Accor, Adecco et Korian.<b>&#8239;</b></p><p class="p1">On le voit, les solutions ne sont pas toujours simples à déployer, mais elles existent. Elles nécessitent de revoir la manière d’attirer les talents. C’est la première partie du job. La deuxième consiste à les garder, et ça c’est encore une autre histoire…</p><p class="p1">&#8239;</p>								</div>
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									<h3 class="p1"><span style="color: #e16a26;">Des restaurants d’application éphémères</span></h3><p class="p1">C&rsquo;est pour attirer de possibles collaborateurs que l&rsquo;opération de Restaurants Ephémères a été montée par l’UMIH avec France Travail et Promocash France. Depuis janvier 2026, dans plusieurs départements, des CFA ou restaurants d’adhérents de l’UMIH deviennent le temps d&rsquo;une journée un restaurant d’application pour les candidats potentiels… Des candidats que France Travail accompagne, auxquels le distributeur fournit les produits qu&rsquo;ils vont cuisiner ou servir en salle, et que les adhérents de l&rsquo;UMIH vont évaluer. Une expérience immersive qui permet, au moins partiellement, de s’assurer que les candidats correspondent à ce qu’on en attend… et que le métier correspond à ce qu’ils imaginent. A elle seule, elle ne peut pas attirer les centaines de milliers de salariés manquants, mais elle apporte de l’eau au moulin, et c&rsquo;est déjà bien…</p>								</div>
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		<title>Food entrepreneur et travail, entre passion et défis du quotidien</title>
		<link>https://rezooh.net/travail-de-food-entrepreneur-entre-passion-et-defis-du-quotidien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sabine Durand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 20:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'attractivité RH]]></category>
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					<description><![CDATA[Être entrepreneur en restauration n’est pas un long fleuve tranquille, comme le montre une étude menée par l’Obsoco avec Service Compris. Pourtant ceux qui se sont lancés le referaient.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1460" class="elementor elementor-1460" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Tout est exacerbé chez les entrepreneurs de la food, le meilleur comme le pire. 78&#8239;% souffrent de <strong>stress,</strong> 62&#8239;% d’<strong>anxiété</strong>, c’est bien plus que la moyenne nationale des actifs (respectivement de 27 et de 21 points)&#8239;; ils ont même envisagé d’arrêter leur activité au cours des 12 derniers mois, par <strong>fatigue</strong> ou <strong>manque de rentabilité</strong>. Et pourtant, si <strong>c’était à refaire, 81&#8239;% des restaurateurs seraient partants</strong>.</p><h3>Un rapport au travail différent</h3><p>Et pour cause. Par rapport au reste de la population active, ils entretiennent un rapport différent au travail&#8239;; 66&#8239;% l’associent à l&rsquo;<strong>épanouissement personnel</strong> (+21 points vs la moyenne nationale), 48&#8239;% à <strong>la passion</strong> (+30 points) et 41&#8239;% au plaisir (+24 points). Issus d’une <strong>reconversion professionnelle </strong>à 73&#8239;%, ils se sont lancés dans l’aventure avant tout pour <strong>être indépendants,</strong> pour <strong>s’épanouir dans leur activité (58&#8239;%), </strong>créer un lieu en phase avec leurs valeurs (55&#8239;%)&#8230; Bien plus que pour <strong>gagner leur vie correctement </strong>(20&#8239;%).</p><h3>Entre agilité et difficultés au quotidien</h3><p><strong>Les néo-restaurateurs </strong>(ceux qui ont ouvert leur établissement depuis 2022) bousculent les codes traditionnels avec des <strong>modèles plus agiles et plus hybrides</strong> que les autres&#8239;: ils sont 71&#8239;% à avoir déjà <strong>diversifié leurs sources de revenus</strong> (vs 59&#8239;% chez les installés) et 78&#8239;% à proposer de la vente à emporter et 29&#8239;% de la livraison (vs 19&#8239;%). Parmi les difficultés rencontrées au quotidien, les restaurateurs interrogés placent la<strong> charge administrative</strong> en tête de liste (79&#8239;%), devant l<strong>e coût des matières premières</strong> (68&#8239;%) et la <strong>difficulté à recruter</strong> (64&#8239;%). <span style="font-weight: 400;">En effet, si un sur deux a recours à de la main-d&rsquo;œuvre temporaire (extras, CDD, intérim) pour accompagner les variations d&rsquo;activité, près de </span><b>42&#8239;% rencontrent des difficultés à le faire</b><span style="font-weight: 400;">, dont 24&#8239;% des difficultés importantes. Pour trouver les collaborateurs dont ils ont besoin, ils utilisent principalement le <strong>bouche-à-oreille</strong> (74&#8239;%), d’anciens employés (20&#8239;%), ou alors passent par des <strong>plateformes de mise en relation</strong> (26&#8239;%), et en dernier lieu des sociétés d’intérim classiques.</span></p>								</div>
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